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U n e t r a n q u i l i t é m a n u f a c t u r é e
Pour que le conflit cesse, il faut que le combat de la vie se poursuive. Globalisation du savoir, globalisation du chaos. Étude comparative sur le bonheur maquillé : l'Amérindien des réserves est bien souvent un amère alcoolique, L'état l'a indemnisé. Il a dorénavent de l'argent avec lequel il monte des casinos. C'est l'adaptation. Tandis qu'il délaisse ses ancêtres, il meurt. Faites vos jeux ! L'africain se débat avec son sida, sa fin et sa faim, et ses sempiternels conflits nourris par le commanditaire occident et l'asie producteur. Nous les occidentaux, nous nous divertissons, un bonheur par procuration, c'est notre fuite. L'Inuit quand à lui est au chômage. Il se suicide dans son HLM sur sa banquise fondue. Nous y voilà. Le réchauffement climatique. C'est comme les anti-biotiques c'est pas automatique. Le système solaire se réchauffe tandis que nos cœurs refroidissent. Ce n'est pas la faute du Géorgien, ni du Saurien, ni des Vauriens de Chanteloup Les Vignes. Ce n'est pas non plus la faute de Beigbeder, ni celle du Prince Rainier, ni de l'homme araignée. Ce n'est d'ailleurs pas votre faute, ni la mienne. Mais pour le reste. Notre faute commune est notre fosse commune.
La non-acceptation de ce qui est. La joie, les turpitudes, la drôlerie, la souffrance, les morts, la vie contre tout avis. Pendant que les hommes de sciences professent à tout va et construisent l'« homme du futur » avec la « croissance », je me faufile à contre courant dans les colonnes de la déroute du moment présent. Je lui tord le cou à ton homme du futur ! Je t'en mets dans le cul de la croissance. Non ! Dans le gosier ! Il suffit de remplacer le cigare par un entonnoir. Je vais t'en gaver de la croissance l'entonnoir coincé dans le bec. Ce n'est pas moi qui m'en charge, mais les miséreux. Yallah ! L'armée de sœur Emmanuelle est tapis dans l'apparente et feinte obscurité des caniveaux. Encore une cuillère de capitalisme miséricordieux. La posologie conseille d'arrêter après l'étouffement. « Ensemble nous viendrons à bout de la crise, et nous relancerons la croissance ! » nous rabâchent-ils automatiquement. « Le travail libère » Ca ne vous rappelle rien ? La bureaucratie de la mort a prit une autre forme. Ensemble nous mourrons, déraciné par le travail servile, amputé au réel, diaspora de l'illusion titubant dans notre auto-suffisance et le refus de nous remettre en question, face à la vérité. Seule la vérité est révolutionnaire. La vérité se manifeste sous les vérités. Pauvre de nous !
Ne vous trompez pas de pauvres ! Pauvres d'esprits nos soit disants « pauvres » occidentaux. Ils ne rêvent que d'une chose « s'enrichir de possessions », cette frénésie ou frénitude est le symptôme des possédés, pendant que le vrai pauvre meurt d'intoxication alimentaire et de solitude, à cause des relations qu'il entretient avec les banques alimentaires et de celles qu'il n'entretient plus avec....les autres ! La pauvreté à vif est cachée par les médias. Cette pauvreté émerge tour à tour des entrailles des favelas, prêt à nous vomir à la gueule son plat de colles, ou de l'homme qui marche dans le fleuve humain du métro. Cette pauvreté là, insondable est dans le cœur. Ne sommes nous pas tous frères dans la pauvreté d'un dépouillement spirituel et social ?
La lutte des classes bat son plein, les classes moyennes en moins. Le pauvre ne cherche pas à maquiller sa pauvreté. Ce n'est donc pas le crétin basané que vous croisez sur les champs Elysées. La panoplie du faux pauvre, « Armani » comme manie, « Dolce Gabana » du royaume uni au Ghana, « G-star » pour les stars de masse. Stars de masse, éduqué dans la pornographie télévisuelle de grande ecoute. Et que dire de l'archétype Hip-hop véhiculé parles les médias et dont s'est emparé le capital ? Ce mouvement Hip-hop est une fumisterie. Celui des médias, c'est pas tip-top. Une sous culture américaine, pur produit du capitalisme. Même les jeunes du peuple Kmer s'y mettent. La pétasse a sa place dans mon lit, pas dans mon tube cathodique. Cela montre bien le niveau de contamination. L'uniformisation du monde et de sa rébellion. Quand la rébellion colle trait pour trait à celui qu'elle est censée remettre en question, ou est le renouveau ? L'uniformisation du monde par la pensée impérialiste américaine. Conquistador de la mort !
Ma mort ? Ma mort je veux la gagner ! AAAAAAARRRRRRRRGGGGGGGGGGHHHHHHHH !!! Hors de question qu'une société schizophrène me l'impose, par l'empoisonnement lent, les plaisirs toxiques, l'idéal édulcoré, la honte carcérale ou le silence. « La mort ça se mérite ! », c'est le message secret de l'Amérique. A 68, j'appose 69. A évolution, REVOLUTION ! A communication, préférons le black-out complet des moyens de communication. Armes silencieuses pour guerres tranquilles. C'est le monde dans lequel nous vivons. Naïveté vicieuse : dans les messages de paix se cachent la guerre. Même au Café de la paix, on prépare la guerre. Si la guerre est une nécessité, ce n'est pas à une poignée d'homme d'en décider ! Qu'en est-il ce soir au café de Paris ? Regarde le monde comme il pleure, comme il rit de sa propre misère. Cultivons notre rire dans nos rizières de malheurs. Regarde toi, spectateur. L'orateur c'est toi. Regarde le monde au carrefour de ta rue et ces blessures qui gémissent. Le monde c'est toi ! Le monde c'est moi. Le monde c'est nous ! Regardons nous sans complaisance. Chuuut ! Chuuut ! Chuuut !
[3 minute de silence/malaise, ennui, étonnement dans la salle]
Il hurle : « Tu ne comprendra pas la beauté sans sonder le mal qui t'habite ! » Entre le malaise et le rire, je me faufile. Vos
mots m'ont pillé le cœur, les miens torpillent vos esprits, c'est ainsi qu'ils me rendent ma dignité. Ils déjouent les complots, ils déconstruisent pour mieux relier. Je meurs à
moi-même.
Il vomit.
[Sur l'air de Trainet]
« Ya dla joie ! Nique sa mère la réinsertion ! Ya dla joie; bonjour, bonjour les nids d'frelons. Ya dla joie ! »
La répétition nous tue. Tic tac, tic tac, tic tac ! De chaque plaie nait une vérité. Cette répétition, ce n'est pas la mort de Dieu, mais la mort de l'homme. Derrière la volonté de puissance d'un Nietzsche, se cachait un procrastinateur en puissance. Et syphilitique ! Mais que reste-il de Nietzsche ? Des manuscrits et une pensée manufacturée, comme toute forme de pensée. Nietzsche dans le ventre, mort au berceau. Nietzsche est assis parmi vous, et l'homme, dans sa souffrance a le mérite d'être encore vivant. Ne cessons pas de nous relever. Ce n'est pas l'éternel retour, mais l'éternel recommencement. Ainsi va la vie, ainsi va l'amour.
De quoi souffrons nous ? Est ce vraiment l'Amour qui nous rend malade, ou sa non-manifestation ? Comment pouvons nous nous laissez gagner par la grâce si nous
sommes bourré de cachetons, de poisons ou trop pleins d'expériences ? Il faut vomir ce trop pleins, par la bouche, par l'anus, par le sexe, par les pores de la peau, par l'expression des formes,
des postures et des couleurs, par l'art révolutionnaire, par la vie révolutionnaire, par la remise en question permanente et la mise en oeuvre permanente !
Ne cessons pas de nous relever. Ce n'est pas l'éternel retour, mais l'éternel recommencement. Ainsi va la vie, ainsi va l'Amour. La société du spectacle est finit ! La Fête sur l'autel de la pauvreté peut enfin commencer...
Publié le 29/09/2009 à 18h44 dans T E X T E S D U G R O I N