Vendredi 26 décembre 2008

L'histoire d'une vie



Je suis silence au milieu d'hommes en blanc,
Mon premier souffle.
Je tousse, j'étouffe,
C'est naître.


*

Je suis enfant entre mes parents
Mon second souffle,
Je rie, je pleure, j'ai peur,
C'est grandir.


*

Je suis adolescent seul au milieu des autres,
Mon troisième souffle
Je flirt, j'aime, je souffre,
C'est l'amour.


*

Je suis adulte seul, au milieu de la masse
Mon souffle est régulier,
Je suis malheureux et stréssé,
C'est le travail.


*

Je suis un père seul à côté de ma femme,
Mon souffle est puissant,
Je suis fier,
C'est transmettre la vie.


*

Je suis un vieil homme seul,
Mon souffle est séculier,
Je suis un sage
C'est contempler la vie.


*

Je suis allongé seul, au milieu de l'univers
Je délivre mon dernier souffle,
Je respire enfin
Je laisse place à un autre,
C'est l'histoire d'une vie !




 
par L'homme sanglier publié dans : POESIE
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Vendredi 26 décembre 2008

S a g e s s e   d u   c y c l e



Aucune équivoque, rien n'évoque.
Aucun compromis, rien de promis.
Aucune concession, aucune division,
Aucune congrégation,
Aucun Eden, aucune damnation :
Nue comme la vérité, droit comme la probité !


*

Vaincre ses peurs, vaincre ses heures.
Succédant à elle même,
Simplement elle même, ô belle Réalité.


*

Ma vie s'égrène à l'intérieur de moi, les choses se font et se défont sans que je n'y puisse rien. Les évènements dont je fais partie s'écoulent comme des fleuves, imperturbables, tantôt gonflé par les crues, tantôt affamé et réduit à l'état de mince filet par la sécheresse.

*

L'hiver me tait.
Le printemps me rend la parole.
L'été fait mûrir mes réflexions.
L'automne contemple mes actions.
L'hiver anéanti mes oeuvres.


*

Amnésie améthyste.

*

SAGESSE du cycle,
Cycle DANS le cycle,
Cycle de mon coeur, une spirale
Cycle de mon esprit, un dédale
Ma beauté ? INFERNALE !


*

Et l'éternité coule en moi,
Pendant que défilent les rois.


*

Tout est advenu, tout peut advenir,
L'univers est en moi,
Qu'importe ma mort,
L'oripeau de mon blase,
L'univers porte en lui
Le mystère que je suis.



par L'homme sanglier publié dans : POESIE
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Lundi 20 octobre 2008

A mon pote Guillaume.


(Dieu par Dieu)

Ecorché vif à la gueule d'ange
Assuré de ta démarche etrange
Sale gosse au coeur intact
Tu a joué ton dernier acte.
*
Sur le parvis de notre Dame de Bougival
Ont défilés fourmis et cigales,
Ils se sont tous pavanés en noir
La gueule qu'ils tiraient t'aurais du voir !
*
Dis moi si Dieu en a une grosse,
Une grosse cylindrée l'beau gosse
Qu'on peut enfourcher bourré
En s'passant d'l'apéro chez les condés.
*
Tu n'étais pas l'ombre d'un géant
Mais un géant à part entière
(Ceux qui vont deux par deux)
Et pendant qu'ils t'enterrent
Jte lève mon dernier verre (de lait)
Et t'adresse ces derniers vers :
*
Salut à toi terreur des adorateurs
Pour toi il est temps de parodier le ciel
De t'adonner aux causeries avec Soeur Emmanuelle
et d'oublier enfin tes éternelles rancoeurs...

Ostro, 20 octobre2008.



par L'homme sanglier publié dans : POESIE
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Dimanche 20 janvier 2008

 


« Tas de poussière de mon coeur »



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Adieu tas de poussière de mon cœur
 

Toi qui provoqua dégoût et fureur

 

Auprès de ma vile femelle,

 

Toi qui tenait tête à balai et pelle.

 

*

 

Toi qui fut abnégation à l’asceptisme

 

Toi qui offrit une résistance farouche

 

au paraître et à la négation de l’être.

 

Qui a vu le sanglier renaître

 

*

 

De sa frêle poussière

 

Et grandir pareil à fier conifère

 

Imperturbable aux morsures de l’hiver

 

Toi au demeurant plus bas que terre.

 

*

 

Adieu tas de  poussière de mon cœur

 

Dans lequel se prélassaient mes petits acariens.

 

Celui qui pour les hommes ne signifiait rien.

 

Chaude absurdité tapis dans ma demeure,

 

*

 

Je vais regretter ton cœur tout noir

 

Qui me souriait dans mon désespoir.

 

Je n’avais que toi dans ma prison

 

Que ta présence muette dans ma maison.

 

*

 

Adieu ô moisissure souveraine

 

Puisse tu survivre à ma peine

 

Toi qui vit défiler mes maîtresses

 

et ne fit fi d’aucune traîtresse.

 

*

 

Te voilà retourné à la poussière.

 

Mais comment le pourrais-ce

 

Toi qui me fait l’âme poétesse

 

puisque tu es déjà poussière ?

 

*

 

Adieu tas de poussière de mon cœur

 

Toi qui provoqua dégoût et fureur

 

Auprès de ma vile femelle,

 

Toi qui tenait tête à balai et pelle.

 

*

 

Va rejoindre le mystère de la Vie

 

Loin de l’Homme et sa barbarie

 

Elève toi à la cendre de volcans coléreux

 

Avant de coller à la culotte des miséreux.

 

*

 

Adieu tas de poussière

 

Que j’ai aimé à ma manière

 

Poussière de mon cœur


D’ici et d’un ailleurs meilleur…



par L'homme sanglier publié dans : POESIE
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Vendredi 21 décembre 2007

« La poésie c'est quand deux mots se rencontrent pour la première fois. »

Jacques Lacarrière
Ecrivain Français

Merci Jacques. Je ne t'oublierais pas.

par L'homme sanglier publié dans : POESIE
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Samedi 20 octobre 2007
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Angoisse de mort
Dans le puit de mon nombril
Tu dissimules ton laid visage, vil
Ta compagnie sournoise dérange
Ma plume dont le tracé change


Crains tu la clarté des amours
Et les délicatesses du jour ?
N'entends tu pas ce cœur que tu éprouves,
Les murmures des heures douces que ta condition désapprouve ?


Jalouse tu le privilège de la vie
Mes bras au ciel joints,
Commune invitation à l'apaisement ?

Pleurer je n'en ai point envie
Mes larmes ont déjà rejoint
L'océan de mes regrets d'enfant.

La terre poursuit l'étoile de Virgil
Dans un marathon privé d'étape
Et nous, avec nos rêves si fragiles
Que sans trève tu rattrapes...



Ostro, 2002
par L'homme sanglier publié dans : POESIE
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Mardi 16 octobre 2007
Utro-v-sosnovom-lesu.jpg
Soit la passerelle entre la Vie et la Mort
Soit la route entre l'orient et l'occident
Soit l'Esprit réconcilié avec le Corps
Soit le hasard et l'accident

Soit dans l'unité et le billiard
Soit debout entre l'enfant et le vieillard
Soit l'arbre qui se tient dans le champ
Soit le courant qui se forme sous le vent

Soit multiple et unique
Soit le silence et sa musique
Soit l'amitié pour ton ennemi
Soit la vérité pour ton ami

Soit le glas de la division
Soit pour tous le trait d'union
Soit l'orage qui gronde
Soit vulnérable à ta fronde

Soit l'atome qui détient l'univers en expansion
Soit la réponse qui se pose à la question
Soit l'océan dans lequel se reflète les étoiles
Soit l'araignée et sa toile

Soit la graine patiente dans la terre
Soit l'arbre qui s'élève centenaire
Soit la vision par dessus les toits
Soit là et tais toi !


Ostro, 16 octobre 2007
par L'homme sanglier publié dans : POESIE
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Lundi 8 octobre 2007

« Pen Duick »

  Paros (titre originel)

  Pen-Duick.jpg

Pen Duick l’intrépide s’agite et gîte

 

A la houle démesurée, résiste, impartial

 

Même si le vent souffle en litanie glaciale

 

Pen Duick en son sillage forge son mythe

 

 

 

Pen Duick sonde l’infini à fière allure

 

Cœur noble en noble monture

 

En son sein où l’on s’abandonne il abrite

 

6 moitié d’hommes en midi et son rite

 

 

 

Même si la lame à ta coque martèle

 

Comme un forgeron ivre d’effort

 

Ni le gros temps, ni le soleil ni le sel

 

Ne semble te jeter le mauvais sort…


21 aout 2001
 
par L'homme sanglier publié dans : POESIE
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Vendredi 21 septembre 2007

Sanglier spootnik


A Manon...




ô belle du groin

 

La déesse Laie m'en prend pour témoin

 

Quand j'ai vu ta bouille et tes p'tites mains

 

S'en est allé mon rhume des foins !

 

  *

 

ô zolie Zwergin

 

Enfile ton plus beau Jean

 

Fini d'boire ton Gin

 

J'temmène au d'ssus d'ma forêt divine

 

  *

 

Survolé le vert sanctuaire

 

La cervoise et la mer !

 

Calle toi bien sur mon dos

 

Sono il re del Mondo !

 
*
 

Vroum vroum vroum

 

Flap flap flap

 

Tchoum tchoum tchoum

 

Brrr fait un froid à tuer l'pape !

 

 

Emmitoufle toi bien dans mes pwalls

 

Avant que tu n'attrapes mal !

 

Solidement cramponné, vent en poupe

 

Nous volons plus vite qu'une soucoupe !

 

 

 

Grouik grouik grouik

 

A bas les beatneaks

 

Vive sanglier Spootnik

 

Zwergin et le canard Harpic !

 

  *

 

L'instant d'un vol

 

Mes ailes s'affollent

 

Et, défiant la gravité

 

Zwergin quitte son université :

 

 

Adieu la grisaille, les boulets,

 

Fini les racailles, les poulets !

 

Je sais qu't'es pas une mauvaise laie

 

La preuve tu m'inspire de nouveaux Smileys !

 

  *

 

Grouik grouik grouik

 

A bas les beatneaks

 

Vive sanglier Spootnik

 

Zwergin et le canard Harpic...

 
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Jeudi 23 août 2007

Renouveau



Enveloppé par le silence

 

Je m’éveille

   

Aucune importance

 

Je m’émerveille

 

  *

Le vent crépite

 

Dans ma tête

  Le monde s'agite

Comme à une fête

*
 

Le soleil rebondit

 

Sur mon ennui

 
La terre s'affaire

Sur mon enfer

 *

La pluie me lave

 

De toutes pensées

 

 

La terre me panse

 

De mes errances

 *

 

Plus d’espace

 

Pour l’angoisse

 

Point de suite

 

Point de fuite

 *

 

Et l’orage gronde

 

Amour fauve

 

En nuit mauve

 

Tiède Alcôve

 

 *

Vins moelleux

 

Unissant les Amoureux

 

Respirant

 

Embrun d’étoiles.

 *

 

Attelé à la chevelure des comètes

 

Visitant nos planètes

 

  Notre cœur j’habite

 

Mon âme invite

 

 *

Pas le temps de mourir

 

Plus de temps pour mourir

 

 

Hier je ne suis plus

 

Demain n’existe pas

 *

Ici

 

Vie

 

Présent

 

Maintenant

 

 *

Un arbre de vie

 

Charpente mon âme

 

D'insondables envies

 
Me dévorent, m’enflamment…


23 aout 2007

 

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Jeudi 5 juillet 2007
Extinction

 

Famine nourrit mon âme
Invisible flamme.
Au seuil, vulnérable
Plus petit que grain de sable


Une forme innée
Au fond arable
Au seuil sans année
Plus nu que nouveau-né.

Enfants ancêtres
Désirs traîtres
Point de havre
Ma moitié, cadavre

ô mon amour
Visage des morts
J'étais fort
Je t'ai perdu pour toujours

Tant de larmes
Jaillissent !
Tant de rêves
Fadissent !

Granite organique
Désert arctique
Dans mes artères
Ere glaciaire.

Il faut mourir
Afin de mieux nourrir
Orphelins de l'inconnu naissant
Et Amour florissant,

Racine, tronc et cime
Feuille, branche et canopée
Particule infime
En infini Cassiopée

Aspirée par le vent
Souffle
Drainée par la pluie
Gouttelette
Séchée par le soleil
Vapeur

Consumée par le feu
Souffle
Drainée par l'univers en pleure
gouttelette
Remonte à la source
La peur !

J'abandonne
Le temps désarçonne.
Lutte interrompue
Pacte rompu.

Peine millénaire
Scéllée par tombeau des cieux
Ni refuge, ni creux
Ni abris planétaire.

La souffrance
En son sein me porte
Mon errance
Ne me supporte.

Aussi seul
Que le fils d'un roi
Au silence, soi,
Soit mon linceul !

De mile en asile
De l'étoile de Virgil
A l'insondable trou noir
Nul espoir.

Ethéré, nulle vie
De toute substance
Sans instance
Le vide me rempli :

Je meurs

Transi par une nuit
Sans astre
Ou temps cadastre
Je jaillis

Je meurs

En nébuleuse
Complainte et berceuse
Ciel du renouveau
Sans prophète ni dévot

Mort en épousant l'univers
Endormi dans la Mort ;
Une étoile
Dans la ténèbre toile
Amorce sa vie...



Ostro, 5 juillet 2007
 
par L'homme sanglier publié dans : POESIE
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