Le cul D’Elodie, sonne comme une mélodie. Le cul d’Elodie
redonne vigueur à ma berge. On aimerait y plonger tout entier comme pour se faire pénitence. Il a une valeur sacré, que le Vatican méprise et qu’il feint ne pas comprendre. Un jour il se fera
manger par les asticots, mais pour l’instant c’est moi qui me met à table. Rabelais s’est incarné dans la fesse gauche et Cousteau dans l’autre moitié pour conserver une proximité avec la mer
(et la moule), je le comprends. Je me laisse tomber dedans, avec la précision d’un plongeur olympique qui atteint l’onde. Mais c’est la mer en dessous. Dans le cul d’Elodie je pulvérise les
records d’apnées.
Le cul d’Elodie on en mangerait à s’en rendre malade comme un gosse
écœuré par trop de friandises, mais de bon cœur. Le cul d’Elodie, il se dévore pas comme une barbe à papa. Il se déguste du bout de la langue comme quelques œufs de caviar qu’on aurait
égrenés en chapelets sur la langue. Je le cuisine, avec un peu de matière grasse, et un bon gros condiment. :D
Le cul D’Elodie il est moelleux comme un édredon qui me console quand
je suis désœuvré. Le cul d’Elodie porte toute la beauté du monde et tout le malheur aussi. Même si on aimerait l’auréoler d’un cadre doré, il faut y renoncer, car les féministes accuseraient
le coup prétextant de réduire la femme à l’objet. Non. C’est le cul dont nous sommes l’objet. Je voudrais pas lui lécher le cul mais le cul m’allèche.
Le cul d’Elodie il a plus de pouvoir que tout les comics Marvels
réunis. Parfois il me parle. Il me dit des mots doux. Il me dit qu’il m’aime, et que je suis gentil. Alors je me fâche, et je lui applique des fessées dont moi seul ai le secret. Il
rougit…c’est de la fausse pudeur. Je crois qu’il apprécie.
Le cul d’Elodie on vient pleurer dessus quand on est content. Il est
tellement merveilleux qu’on devrait le photographier et tapisser les murs de l’Élysée avec et aussi les mosquées des mollah, et la demeure du Shah D’Iran. Peut être que les hommes politiques
seraient alors moins cupides et qu’il arrêterait d’ériger le pouvoir en valeur absolue.
Le cul d’Elodie c’est la vie, il me sourie, et je tombe dedans, comme
un niais. Je tombe dedans, pour me laisser bercer dans ses replis de draperies de flanelles et de soies. Le cul d’Elodie il est plus fort que la gravité de Newton. Newton aimait plus le séant
des femmes que les pommes, c’est physique.
Le cul
de ma Dame je vais le marier à mon âme. Ils auront pleins d’enfants : mélancolie, joie et ivresse. Folie, foi et paresse. Le cul D’Elodie il est pas pédant. Il fait pas chier et n’a pas
besoin de se maquiller. Il est pas superficiel, il est profond. Il est sage autant qu’il est fou. Il n’a aucun maître, mais innombrables sont ses disciples.
Le cul d’Elodie utilise un langage érudit auquel je tente
de percer la signification, comme Champollion avec la pierre de Rosette. Une quantité de petits hiéroglyphes tapissent l’entrée de son oeil. Au fond de l’œil se trouve le cœur d’Elodie. Il
transpire, respire et fait du bruit comme un animal sous marin. Une sorte de lamantin. Je suis égoïste, je voudrais le garder tout pour moi. Mais si je le partage alors il perdra son
immensité, il deviendra pareil à tout ce que l’on voit dans les magasines. Alors je tomberais malade d’amour, et je n’aurais plus qu’à me tatouer la fameuse fesse sur mes fesses.
Le cul d’Elodie c’est une farce de la nature pour
m’obliger à faire des choses insensées. Le cul d’Elodie il est pas vulgaire, car il n’est pas vénale. Il est là quand je suis triste, et pour que j’ai moins peur. C’est mon repère de brigand.
Je m’y cache pour éviter les autorités. Même Dieu il reste à distance. Aurait-il peur de se faire happer ? Il est bien emmerdé devant pareil merveille. La voilà la huitième
merveille…