R é f l é x i o n / a c t i o
n
p o u r u n e r é f l é x i o n
p o r t e u s e d ' u n
s e n s / s o l u t i o n
à
l a p r o b l é m a t i q u e d
e s
h u m a i n s .

Par Ostro
Inspiré du thème suivant
:
« Douter de tout ou tout croire sont également deux solutions commodes, qui l'une et l'autre nous dispensent de réfléchir. » Réflexion féconde de Henri Poincaré, puisque nous l'a développons ici.
Égarement artistique à ce sujet suivi de notre petite réflexion dialectique Hégélienne : "point" et "Carré" : littérature et mathématique réconcilié ? J'en ris. Hahaha. Profil bas.
Introduction.
Le savant soulevait ici une problématique récurente de nos comportements. Ensemble
nous allons tenter de l'examiner sous un jour nouveau, d'en comprendre le fondement, et d'en comprendre le sens, afin de ne pas sombrer dans le piège de la dualité de
l'esprit.
Que nous représentons nous par le « doute » ?
Le doute est l'état d'esprit caractérisé par notre interrogation sur la réalité ou non
d'un fait. Douter n'est pas nier, car la négation est une certitude, le doute revient à admettre que l'on ne sait pas, que l'on n'a pas de preuve sur le bien fondé d'une vérité (appartenant à la
vérité)
Que nous représentons nous par le « tout » ?
Le tout est l'idée que nous nous faisons d'une globalité ou totalité qui ne comporte
pas d'exception. Soulignons que « tout » n'est qu'un fantasme du « réel » puisqu'il n'en est que son image, au travers la représentation psychique ou symbolique que nous nous
en faisons.
Que représentons nous par « croire » ?
Croire de son étymologie latine "credere" signifie littéralement "tenir pour vrai" ou "faire confiance". Croire c'est adhérer à une croyance. Or, la croyance implique
l'idée d'une absence de connaissance, et implique de se fier à une information préconçue souvent liée au témoignage d'autrui (sens philosophique) ou à une interprétation, déformation du réel,
mais néanmoins nécessaire à la réflexion.
Que nous représentons nous par le fait de « douter de tout »
?
« Douter de tout » est cette attitude à ne pas formuler un avis participant à l'intelligence du dialogue. « Douter de tout » se manifeste donc par un refus de se prononcer. Ce qui ressemble à un scepticisme ici révèle une prise de risque zéro et un refus de s'engager. Ce qui conduit inévitablement à une impasse voir une fatalité. Ainsi ce que la tradition philosophique explique au travers l'exemple de la situation de l'âne de Buridan : ne se décidant pas s'il veut boire ou manger, trouvant les deux membres de l'alternative égaux, il meurt.
Douter de tout, une conduite invoquant le libre arbitre mais qui n'en est que son affirmation illusoire. En ce sens c'est attitude caractérise généralement une fuite du réel, mais qui révèle concrètement la plupart du temps une nécessité biologique de récupérer nerveusement, ce que l'on appel communément« déconnecté ». « Je doute de tout » = « Foutez moi la paix » = « J'ai besoin de repos ».
Que nous représentons nous par l'attitude de « tout croire » ?
A l'inverse « tout croire » cette « paresse de la croyance » dans ce qu'elle comporte de charge négative, consiste à adhérer à une position ou une idée sans l'avoir examiné. Cette attitude consiste à se soumettre à un argument d'autorité, soit souvent se soumettre aux croyances des autres, souvent idéologie et idéalisme. La philosophie Kantienne nous éclaire en ce point sur la croyance y voyant un phénomène de renoncement à user seul de son entendement. Un frein à la perception du réel, donc de la vérité, qui est de toute manière inaccessible par l'intellect.
Composition.
Ainsi ces deux états caractérisent un frein à la réflexion/action,
outil du corps et de l'esprit permettant d'interagir avec la réalité en élargissant notre interface de la réalité. Toutefois on observe que cet état de « douter de tout »
analogiquement à celui de « tout croire » constituent les deux facettes d'une même réalité dialectique. Il faut voir au travers de cette apparente opposition à la discussion,
une fonction organique et psychique de sauvegarde permettant d'éviter un effort préjudiciable dans l'immédiat. Il est intéressant de constater que ce mécanisme qui consiste à ne pas engager le
processus de réflexion du moment, peut être précurseur d'une prise de conscience différée.
En résumé les états qui nous poussent à « douter de tout » et à contrario « croire tout » sont juste une manière de se reposer, et de préserver son niveau de confort immédiat. Mais la problématique que soulève cette assertion dans le contexte qui l'a vue naitre est la suivante : « douter de tout » autant que « tout croire » dans une situation d'échange, de dialogue, de débat ou toutes autres formes de discussion constitue un frein au déblocage d'une situation, à la mise en place de solutions formelles, à la résolution de problèmes et donc à l'émergence d'un progrès réel humain, en ce sens qu'il contribue à élever l'humanité et la conscience de chaque homme et surtout nous éclaire sur la réelle problématique humaine, la souffrance et sa dissolution.
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