T E X T E S D U G R O I N

Mercredi 3 mars 2010 3 03 /03 /2010 23:01
LA FIN DE MOI

737083192-small.jpg

Mon corps pourquoi m'abandonne tout ? La maladie donne un rythme à la beauté sauvage comme pour mieux l'embraser.
Mélancolie du silence à l'échelle de l'infini. Mélancolie d'une ruine. Mélancolie. Mélancoliquement moi.

Et après ? Que reste t-il ?

Ostro ? Amoncellement de viande, vacillant entre les hommes et l'inconnu, entre la folie et les mondes ordinaires. Iceberg détaché de sa banquise. Et après ? Il n'y a RIEN. Pas de quête, l'inaccessible se dérobe à nos visions hallucinatoires. Flash. Néant connecté dans un relent de cas sociaux et d'espoirs rentabilisés par les gouvernements pour assurer la pérennité des puissants. Théorie de la désinformation. Indic' du chaos. Mon corps tu es mon dernier compagnon. Mon corps pourquoi m'abandonnes tu ?

L'inconscient collectif est ta caravane. Une caravane dans un désert d'étoiles mortes. Une caravane git dans ton cul. Une autre sort de ta tête, et une de tes poumons. What Else ?

J'ai froid. Ou m'emmène tu ? Promesses non tenues. Là ou je vais il n'y a rien. Les songes n'existent pas. L'histoire n'a pas été inventé. La beauté se suffit à elle même.

Une injection de sauvage dans mes veines.

Hé hooooo ? Tu as peur ?

Moi ?

Oui toi le mercenaire de l'âme, fais pas ta femme !

Je ne comprend pas.

Surement par ce qu'il n'y a rien à comprendre.

Insensée. Insensible. Sang cible. Tu ne te retourne pas. Ah quoi bon, tu n'ai pas suivis et tu ne suis personne. Personne. C'est un peu de nous même.

Que tu es belle ! Puisque je suis condamné à mort, laisse moi faire de toi mon dernier repas. Je veux faire des sushis avec ta langue, des tartines de tes seins, et des wraps au poulet de ton ventre. Je me contenterais de faire l'amour avec toi. Je veux que tu me sente plonger en toi comme une lance. Je veux que tu frémisse comme un spasme qui te nourri de super novas. La nuit est belle. Tu es la nuit. Ce soir est là, et moi je gis avec mes rêves si fragiles. Tu es si belle mon cœur. Fin de moi, fin des émois. Embrasse moi.

Sauvage, cerveau diencéphalique, tu es le réceptacle de la vérité nue. La vérité sans nom. La vérité sans mot. La vérité sans histoire. La vérité sans témoignage. La putréfaction s'est installée dans ton cœur. Tu ne fais que squatter ton corps, pauvre con. Dis tu m'emmène mourir avec toi ? J'ai envie d'avaler une cantine de schlass mal affutés. Avale bien mon divin cochon, faut que tu les sentes te déchirer l'arrière gorge, et creuser un grand boulevard entre l'œsophage et le la trachée. Crois moi, ca a du bon, ca va te dénouer mieux que le tabac à chiquer, les inhalations de Virorgène. Plus personne n'entendra tes sempiternels revendications d'humain misérable. C'est sympa te de donner en pâture. Ta révolution va mourir en même temps que tes intestins grouilleront de parasites. Che Guevara, le bougre est fils de bourge avec une éducation, mais ca aurait pu être un fils de pute. Entre les lignes blanches, le sang des officiers. Che Guevara enculé ! Mon cœur te fiste au AK 47, tes icônes passées au lance flamme. Le feu allié au pouvoir de la terre.

Ta colonne vertébrale se détache, et tu ne sent même plus le vent lécher tes spores. Il y a quelque chose de pourri dans le royaume d'occident. Ça donne des couleurs à tes respirations chrysalides. Mais as tu jamais respirer depuis le jour ou tu es sorti des entrailles de ta vieille laie ? L'air est vicié, le nucléaire fait son fier. Ça permet de mater tes séries de merde sur la vivisection et de foutre du jus dans ton Iphone pour que tu puisse faire comme tout le monde. Un jour, quand tu ne t'y attend guère, ca te rôti dans un flash apocalyptique. Tout est joué d'avance. C'est la farce de l'existence.

Au fait je t'ai pas dis. J'en ai une bonne. Une grosse quenelle : le nucléaire est la clef ! C'est moi qui est le code de déverrouillage des sous marins nucléaires lanceurs d'engin et je détiens cette fichue clef. Fichu.

Pouf ! Ça fait le bruit d'un pétard mouillé hein ? Mais celui là est un pétard magique, mais il ne se fume pas. Le shit c'est pour les basanés et ces petits dégénérés de blanc qui veulent croire à l'idéologie du métissage. C'est fait ! Je viens d'appuyer dessus, et je chie sur le grand Ayatollah de la pensée unique. L'avorton Dieu s'envoie en l'air.

Mon corps pourquoi m'abandonne tu ?

Casse toi pauvre con. Je t'aime.

Adieu.


Ostro Wild, 3 mars 2010
Par L'homme sanglier - Publié dans : T E X T E S D U G R O I N
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires - Recommander
Mardi 23 février 2010 2 23 /02 /2010 20:56

D i a l o g u e   a v e c   l e   c e r v e a u



Bonjour.

Bonjour !

Qui es tu  ?

Le cerveau !

Le cerveau de la bande ?

Non ! Le cerveau !

Tu n'es pas le cerveau de la bande ?

Non, mais c'est grace à moi que tu bandes !

Hum ! Tu penses avec ta queue là !

Non avec mon cerveau. D'ailleurs je n'ai pas de "queue" comme tu dis. Un peu comme les anges.

Un cerveau qui ne pense pas et qui se prend pour un ange voyez vous ca ! Tu te fiche de moi ?

Penser n'est que la partie visible de mon fonctionnement. Le plus gros de mon activité est indépendant de ce que tu te bornes à appeler "volonté".

Pour qui travailles tu ?

Pour toi !

Pour moi ?

J'assure tout les paramètres de ta survie, je gère les fonctions végétatives, l'homéostasie quoi !

Végéta quoi ? L'homéo qui ? L'homéopathie ?

Non l'homéostasie !

Hum.

L'homéostasie, c'est ce qui permet à ton corps d'être réguler sans que tu n'es rien à faire. Le contrôle des battements de ton coeur, sa température, ses fonctions sexuelles, sa perception de l'environnement, sa respiration, sa digestion...sa...

Ok ok j'ai compris ! Mais pour ce qui est de la digestion j'ai pas besoin de toi ni pour manger ni pour me soulager !

Ah tu crois ca ? Et comment crois tu que ce que tu avales est utilisé par ton corps, puisse se transformer en déchets ?

Pipi caca ?

"Pipi", "caca", "urine", "excrement", "miction", "selle",  "pisse", "merde", même si les langages diffèrent, nous parlons bien de la même chose.

Euh...bah.

Avoue que tu n'y avais jamais pensé hein ?

Non j'avoue.

Ah tu vois ! Et pour manger et boire il faut bien que tu te procures la nourriture non ? Là aussi c'est moi qui m'occupe de te faire trouver tout ca.

Oui mais j'ai pas besoin de toi pour draguer  !

Par la trompe d'Eustache ! Là encore tu te trompes, c'est moi qui te pousse à te dupliquer.

D'abord je me duplique pas ! Je fais l'amour !
Alors comme ca tu travailles pour moi ?

Oui monsieur ;)

Mais je savais pas tout ca ! Tu serais pas ce qu'on appelle un ange gardien ?

Si tu veux.

Un ange gardien qui travaille pour moi, pour moi tout seul ! Génial !

Ah non, je ne travaille pas que pour toi !

Comment ca ? Tu m'a dis que tu travaillais pour moi !

Oui mais pour quelqu'un de plus haut placé encore.

?!? Dieu ?

Allons, c'est un bien grand mot. Disons que je travaille pour le cœur.

Le cœur ? Le cœur de l'organisation ?

Non ! Le cœur !

Hum. Tu n'es donc pas le cerveau de la bande et tu ne travailles pas pour le cœur de l'organisation. Tu es donc un vulgaire cerveau qui travaille pour un cœur sans organisation. Hum.

Un vulgaire cerveau sans lequel nous ne dialoguerons pas ensemble en ce moment. ^^

Je suis pas d'accord !

Si tu veux, mais être d'accord ou ne pas être d'accord ne change rien ^^

Grrrr. En fait tu dis que je n'ai pas le choix ?

Non, j'ai dis simplement que ça ne changeait rien, nuance.

Tu parles d'une nuance toi ! Tu es en train de me dire que penser ou ne pas penser ne change rien au fait que tu es indispensable à notre dialogue. Pfff. Je vais te prouver que je peux me passer de toi !

Ah oui comment en m'arrachant de ta boite crânienne ?

Euh. Je deviens fou. Je parle avec un cerveau maintenant et qui n'existe pas.

Vrai, tu ne parle pas au cerveau, c'est le cerveau qui te fait parler.^^

Ahhh sors de ce corps maudit cerveau !

Non !

Quitte ce corps !

Non !

Je t'ordonne de quitter cette tête sinon...

Sinon quoi ?

Sinon je ferais de toi un écervelé !

Essaye un peu même pas cap ! Crois tu que tu puisse me faire perdre la tête ?

En attendant c'est toi qui me l'a fait perdre ! Tu ne t'eteind donc jamais ?

Une fois ma mission à terme, alors seulement je décide de m'éteindre. Mais quand je m'éteinds c'est que tu es mort.

Oula ! Alors ne t'éteins pas.
Cela dit tu veux pas la mettre un peu en sourdine ? Tu me fatigues là !

Si je me met en sourdine, c'est que tu dors.

Ouiiii ! Je veux dormir !

Non !

Comment ça non ?

C'est moi qui décide, et tu ne dormiras pas.

Grrr commence à m'ennuyer ce cerveau ! Tu n'en fais qu'à ta tête ! On dirait une femme !

Tout à fait. Qu'a ma tête, parole de cerveau.^^

Tu t'arrêtes jamais ?

Jamais. D'abord je ne peux pas. Je te l'ai déjà dis, sinon tu meurs.

Tumeur comme tumeur au cerveau ?

Ah très drôle ! Ostro l'a déjà faite celle là.

C'est qui Ostro ?

Tss fait comme si tu ne savais pas.

Ben dis moi qui est Ostro toi puisque tu as réponse à tout.

Ostro c'est toi !

Ah non ! Toi c'est toi ! Et moi c'est moi !

SINN FEIN !

Hein ? qu'est ce que tu dis ?

"Sinn Fein" ça veut dire "nous même" en irlandais.

Ah par ce qu'en plus tu es un cerveau savant ?

Ça vend et fait vendre !

Mais c'est qu'il a de l'esprit monsieur le cerveau !

L'esprit c'est mon côté cerf volant, qui s'élève.

N'empêche au pied du lit, je parlerais plutôt de toi comme cerveau lent.

Toi aussi tu as de l'esprit.

Ah mais ca c'est par ce que j'ai le cerveau vif, encore ta faute ;)

Bon c'est pas tout, mais là je me ralentis, faut que tu dormes, et moi je dois réver de MissC.

MissC, la plus belle de toute les gruiks ?

N'oublie pas je suis avant tout une usine à fantasmes, remercie moi ;)

ZZZZ zzz ZZZZZZZZZZZZZZZZ 


Ostro Wild











Par L'homme sanglier - Publié dans : T E X T E S D U G R O I N
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires - Recommander
Mardi 29 septembre 2009 2 29 /09 /2009 18:44


U n e   t r a n q u i l i t é   m a n u f a c t u r é e



Pour que le conflit cesse, il faut que le combat de la vie se poursuive. Globalisation du savoir, globalisation du chaos. Étude comparative sur le bonheur maquillé : l'Amérindien des réserves est bien souvent un amère alcoolique, L'état  l'a indemnisé. Il a  dorénavent de l'argent avec lequel il monte des casinos. C'est l'adaptation. Tandis qu'il délaisse ses ancêtres, il meurt. Faites vos jeux ! L'africain se débat avec son sida, sa fin et sa faim, et ses sempiternels conflits nourris par le commanditaire occident et l'asie producteur. Nous les occidentaux, nous nous divertissons, un bonheur par procuration, c'est notre fuite. L'Inuit quand à lui est au chômage. Il se suicide dans son HLM sur sa banquise fondue. Nous y voilà. Le réchauffement climatique. C'est comme les anti-biotiques c'est pas automatique. Le système solaire se réchauffe tandis que nos cœurs refroidissent. Ce n'est pas la faute du Géorgien, ni du Saurien, ni des Vauriens de Chanteloup Les Vignes. Ce n'est pas non plus la faute de Beigbeder, ni celle du Prince Rainier, ni de l'homme araignée. Ce n'est d'ailleurs pas votre faute, ni la mienne. Mais pour le reste. Notre faute commune est notre fosse commune.


La non-acceptation de ce qui est. La joie, les turpitudes, la drôlerie, la souffrance, les morts, la vie contre tout avis. Pendant que les hommes de sciences professent à tout va et construisent l'« homme du futur » avec la « croissance », je me faufile à contre courant dans les colonnes de la déroute du moment présent. Je lui tord le cou à ton homme du futur ! Je t'en mets dans le cul de la croissance. Non ! Dans le gosier ! Il suffit de remplacer le cigare par un entonnoir. Je vais t'en gaver de la croissance l'entonnoir coincé dans le bec. Ce n'est pas moi qui m'en charge, mais les miséreux. Yallah ! L'armée de sœur Emmanuelle est tapis dans l'apparente et feinte obscurité des caniveaux. Encore une cuillère de capitalisme miséricordieux. La posologie conseille d'arrêter après l'étouffement. « Ensemble nous viendrons à bout de la crise, et nous relancerons la croissance ! » nous rabâchent-ils automatiquement. « Le travail libère » Ca ne vous rappelle rien ? La bureaucratie de la mort a prit une autre forme. Ensemble nous mourrons, déraciné par le travail servile, amputé au réel, diaspora de l'illusion titubant dans notre auto-suffisance et le refus de nous remettre en question, face à la vérité. Seule la vérité est révolutionnaire. La vérité se manifeste sous les vérités. Pauvre de nous !


Ne vous trompez pas de pauvres ! Pauvres d'esprits nos soit disants « pauvres » occidentaux. Ils ne rêvent que d'une chose « s'enrichir de possessions », cette frénésie ou frénitude est le symptôme des possédés, pendant que le vrai pauvre meurt d'intoxication alimentaire et de solitude, à cause des relations qu'il entretient avec les banques alimentaires et de celles qu'il n'entretient plus avec....les autres ! La pauvreté à vif est cachée par les médias. Cette pauvreté émerge tour à tour des entrailles des favelas, prêt à nous vomir à la gueule son plat de colles, ou de l'homme qui marche dans le fleuve humain du métro. Cette pauvreté là, insondable est dans le cœur. Ne sommes nous pas tous frères dans la pauvreté d'un dépouillement spirituel et social ?


La lutte des classes bat son plein, les classes moyennes en moins. Le pauvre ne cherche pas à maquiller sa pauvreté. Ce n'est donc pas le crétin basané que vous croisez sur les champs Elysées. La panoplie du faux pauvre, « Armani » comme manie, « Dolce Gabana » du royaume uni au Ghana, « G-star » pour les stars de masse. Stars de masse, éduqué dans la pornographie télévisuelle de grande ecoute. Et que dire de l'archétype Hip-hop véhiculé parles les médias et dont s'est emparé le capital ?  Ce mouvement Hip-hop est une fumisterie. Celui des médias, c'est pas tip-top. Une sous culture américaine, pur produit du capitalisme. Même les jeunes du peuple Kmer s'y mettent. La pétasse a sa place dans mon lit, pas dans mon tube cathodique. Cela montre bien le niveau de contamination. L'uniformisation du monde et de sa rébellion. Quand la rébellion colle trait pour trait à celui qu'elle est censée remettre en question, ou est le renouveau ? L'uniformisation du monde par la pensée impérialiste américaine. Conquistador de la mort !


Ma mort ? Ma mort je veux la gagner ! AAAAAAARRRRRRRRGGGGGGGGGGHHHHHHHH !!! Hors de question qu'une société schizophrène me l'impose, par l'empoisonnement lent, les plaisirs toxiques, l'idéal édulcoré, la honte carcérale ou le silence. « La mort ça se mérite ! », c'est le message secret de l'Amérique. A 68, j'appose 69. A évolution, REVOLUTION ! A communication, préférons le black-out complet des moyens de communication. Armes silencieuses pour guerres tranquilles. C'est le monde dans lequel nous vivons. Naïveté vicieuse : dans les messages de paix se cachent la guerre. Même au Café de la paix, on prépare la guerre. Si la guerre est une nécessité, ce n'est pas à une poignée d'homme d'en décider ! Qu'en est-il ce soir au café de Paris ? Regarde le monde comme il pleure, comme il rit de sa propre misère. Cultivons notre rire dans nos rizières de malheurs. Regarde toi, spectateur. L'orateur c'est toi. Regarde le monde au carrefour de ta rue et ces blessures qui gémissent. Le monde c'est toi ! Le monde c'est moi. Le monde c'est nous ! Regardons nous sans complaisance. Chuuut ! Chuuut ! Chuuut !


[3 minute de silence/malaise, ennui, étonnement dans la salle]


Il hurle : « Tu ne comprendra pas la beauté sans sonder le mal qui t'habite ! » Entre le malaise et le rire, je me faufile. Vos mots m'ont pillé le cœur, les miens torpillent vos esprits, c'est ainsi qu'ils me rendent ma dignité. Ils déjouent les complots, ils déconstruisent pour mieux relier. Je meurs à moi-même.

Il vomit.


[Sur l'air de Trainet]

« Ya dla joie ! Nique sa mère la réinsertion ! Ya dla joie; bonjour, bonjour les nids d'frelons. Ya dla joie !  »


La répétition nous tue. Tic tac, tic tac, tic tac ! De chaque plaie nait une vérité.  Cette répétition, ce n'est pas la mort de Dieu, mais la mort de l'homme. Derrière la volonté de puissance d'un Nietzsche, se cachait un procrastinateur en puissance. Et syphilitique ! Mais que reste-il de Nietzsche ? Des manuscrits et une pensée manufacturée, comme toute forme de pensée. Nietzsche dans le ventre, mort au berceau. Nietzsche est assis parmi vous, et l'homme, dans sa souffrance a le mérite d'être encore vivant. Ne cessons pas de nous relever. Ce n'est pas l'éternel retour, mais l'éternel recommencement. Ainsi va la vie, ainsi va l'amour.


De quoi souffrons nous ? Est ce vraiment l'Amour qui nous rend malade, ou sa non-manifestation ? Comment pouvons nous nous laissez gagner par la grâce si nous sommes bourré de cachetons, de poisons ou trop pleins d'expériences ? Il faut vomir ce trop pleins, par la bouche, par l'anus, par le sexe, par les pores de la peau, par l'expression des formes, des postures et des couleurs, par l'art révolutionnaire, par la vie révolutionnaire, par la remise en question permanente et la mise en oeuvre permanente !


Ne cessons pas de nous relever. Ce n'est pas l'éternel retour, mais l'éternel recommencement. Ainsi va la vie, ainsi va l'Amour. La société du spectacle est finit ! La Fête sur l'autel de la pauvreté peut enfin commencer...

 


Ostro le misérable, Septembre 2009

 

Par L'homme sanglier - Publié dans : T E X T E S D U G R O I N
Ecrire un commentaire - Voir les 1 commentaires - Recommander
Mardi 29 septembre 2009 2 29 /09 /2009 17:26

O r - g a s m e


Je suis heureux quand on fait l'amour, qu'on défait le lit, et qu'on défait la mort. Dans l'or-gasme toutes les chattes sont roses. Dans l'orgasme aucun marasme, aucun concept, aucune idée. Rempli/vidé. L'alchimie des vases communiquants. Le secret de la communication, comme uni fornication. La joie de commu-niquer. Après la fièvre de l'or, et celle de l'or noir, c'est au tour de l'or-gasme ! Mais n'oublions pas, c'est après la copulation sacrée mais néanmoins poisseuse que nous sommes le plus vulnérable aux prédateurs. Vulve érable. Vous me dites ne plus avoir de prédateurs ? Détrompez vous ! Ils ont prit d'autres formes, tour à tour l'ennui, le travail servile, la peur de la mort.

 

 

Femme, mes couilles sont tes ovaires. Mais n'oublie pas le thymus, les surrénales, et le chef d'orchestre la pine idéale, la pinéale ! Sans oublier la thyroïde qui nous différencie de l'androïde, mais qui nous rassemble toi et moi pour d'éternels amours.

 


Femme ! Laisse l'homme livrer ses combats.
Homme laisse la femme mettre bas !
Quand l'homme se couche
Femme accouche.
Mais entre les deux
Et la vie à deux

 


Il y a...l'or-gasme !

 

Septembre 2009



Par L'homme sanglier - Publié dans : T E X T E S D U G R O I N
Ecrire un commentaire - Voir les 2 commentaires - Recommander
Samedi 29 août 2009 6 29 /08 /2009 12:17

M e r c i   c h a r o g n e

 

 

[Introduction. Notre Héros à le cul sur des chiottes]

 

«Revoilà ce silence bruyant d'éternité. Il a fait son entré par le tuyau d'évacuation des eaux usées. »

 

[Il se penche sur les toilettes et écoute !]

 

« Plus je te fuis, plus je te cherche. L'amour est une condamnation. Tout les amoureux devraient connaître ça. Mais s'ils savaient, ils ne s'aimeraient pas. La quête du bonheur ? Un bonheur par procuration. Mon amour, je cherche ta silhouette familière à travers les champs écarlates de la guerre tenue secrète. En vain, ton souvenir m'enivre jusqu'à ce qu'un obus fuse et m'arrache le trophée de la pensée, ma tête ! Mais je ne cesse pas pour autant de penser, ni de t'aimer. Même au toilette on n'est jamais tranquille ! Grrr. Je me rappel quand ton sourire attisait la lueur dans mon regard. »

[Narrateur : il se lève et se met à marcher tout penaud et lentement. Ses pieds se trainent sur un tapis d'humus égrené d'étoiles mortes. Une forêt l'envahit, comme dans Jayce et les conquérants de la lumière. Les dépouilles d'enfants mort nés sont pendues aux branches fossiles par leur cordon ombilical. La vieille charogne d'un poète maudit accolée au noyer lui murmure ]

« N'entend tu pas la fin du règne pontifical ? »

[Narrateur : le vent souffle en litanie glaciale.]

 

[Elle poursuit d'un ton compulsif ]

« C'est le temps des oligarques pédophiles et des patriarches nécrophiles.

Les assassins sont élevés au rang de héros.

Dans l'arène il n'y a aucun échappatoire pour le taureau. 

Les génocides sont à la mode. » [Puis sur un ton nonchalant] « Ne dit on pas la mode est un éternel recommencement ? » [Elle se lève, se tourne vers l'anti-héros] « Accorde moi une danse veux tu ? »


« JAMAIS ! Tu es un être vile et ignoble. »


« Des vignobles dans les villes tu dis ? »

 

« Ignoble j'ai dis ! IGNOOOOOOBLE ! »

[il se tire les cheveux]

 

« Tu veux probablement dire "noble". 

[Il baisse la tête de manière révérencieuse.]

Je ne fais pourtant que rendre compte de votre état d'esprit. La violence. »

 

« Ici quand on ne meurt du travail servile dans le tertiaire, on meurt dans l'obscurité des caniveaux ou dans le canapé du salon, jusqu'à ce que les pompiers vous trouve un mois plus tard, quand les voisins se sont plaint de l'odeur. En plus il fait froid. Je veux migrer vers le sud. Et puisqu'ils les nègres et les sarrasins nous envahissent, pourquoi ne pas faire comme eux. Ça marche bien dans les deux sens non ? »

 

« Ainsi tu fais le vœu de quitter le mouroir et les gisants pour un abattoir géant, l'Afrique !


« L'afrique c'est chic ! » (MUSIQUE)


A l'isolement des HLM, tu auras le droit aux balais des mouches Tsé-tsé et le sifflet des balles des AK47. Tu comptes repeupler une Afrique qui se dépeuple ? »

 

« Arf. On m'avait présenté cela plus gaiement. On m'avait exposé de beaux projets humanitaires. Je préfère les blondes platines à la guerre en Palestine. »

 

« Les mots se déguisent en séduisants projets, et derrière les séduisants projets il y a...la mort ! »

 

«  La mort ? Qu'est ce donc cette chose ? »

 

« Une danse révolue ! »

 

« A « révolue » je préfère « Révolution » !!! Lançons des semences comme de merveilleuses incantations. »

[Il se branle.]

 

[LA SALLE DEVIENT NOIRE ET SILENCIEUSE 30 secondes]

[La charogne du poète maudit de répondre] :

« Dans tes semences il y a la mort. »

 

« Ah non ! Là aussi ? »

 

« Oui dans tout ce que tu entreprends. Tu portes la mort en toi, et c'est l'unique condition de la vie. Veux tu m'accorder une danse ? Je suis peut être une charogne mais je sais encore danser ! »


  « Non ! Je veux vivre sans mourir ! »


« Lol ! Mdr ! Ptdr, Xpldr, Hahahahahahahahaha !

[Il se gausse longuement. Puis se reprend]

Et avec ceci, Monsieur prendra quoi ? Un coca cola sans sucre et sans caféine ? »


« Je ne bois que du Breiz Cola, tu oublies que je suis breton ! »

[Tire la langue. Réfléchi, regarde vers le haut. Montre son majeur. (sans niquer la police)

 

« Un armoricain américain !!!  On me l'avait jamais faites celle là ! Allons tu ne veux pas mourir sans vivre non plus ? C'est pourtant ce que tu fais à chaque instant, en vivant le futur passé. »


[Silencieux et réplique]

« Que veux tu dire ? »


« Tu vis dans, pour et par la pensée. Tu n'as pas d'existence propre.  Tu es ce qu'on a fait de toi. Tu vis le rêve d'enfer que l'on ta mit dans la tête depuis le berceau parle mécanisme de la répétition. Ainsi l'être est l'avoir, la liberté d'entreprendre est la liberté d'exploiter, le partage est gachis collectif, l'union est la bureaucratie totalitariste, le respect est soumission, le travail utile est travail servile, la solitude est isolement  dans la proximité et la joie est  plaisir toxique. Ce qui est n'est pas fixe ! »


« Je crois que je commence à  comprendre. »

 

« Et bien ne crois pas et danse avec moi ! Je suis peut être une charogne mais je sais encore danser ! »


« Soit tanguons sur un tango, mais promet moi de ne pas m'embrasser, j'ai peur des aphtes ! »

 

« Promis ! »

 

« Merci charogne ! »

 

[Narrateur : ils dansèrent ensemble et eurent beaucoup de fans...]

 

Ostro, 29 aout 2009

Par L'homme sanglier - Publié dans : T E X T E S D U G R O I N
Ecrire un commentaire - Voir les 5 commentaires - Recommander
Dimanche 14 juin 2009 7 14 /06 /2009 16:41

Sale petite pute,

et si la mort n'existait pas ?

 

 

« Derrière l'illusion de l'amour, il y a la mort. L'amour est un sentiment faux et destructeur. C'est une publicité doublé d'un commerce. Une constante culturelle, qui maintient l'illusion d'un bonheur fantasmé. L'amour éloigne de soi et de la sauvage vérité. Derrière l'amour entre l'homme et la femme, il y a l'entrelac du sexe animal, de l'affection et de la mort, et c'est là que réside le sacré. Le sacré que les religions ont profanés. Derrière l'autorité des papes, rabbins, imams, mandarum, généraux, gourous, maitres, hommes de pouvoir, Président Directeur Général de mes bourses, Denise Parisot, la mort est là. La vraie mort. L'isolement. Qu'ils brulent dans l'enfer qu'ils ont créé ! Brûlons les par notre animalité !

L'idée d'amour supercherie séduisante à l'image du capitalisme borgne, parfait implant cérébral  tuant les hommes et les coupant psychiquement du reste de la création. Je t'aime. Je suis isolé. Je t'aime jusqu'à ce que le cul d'une autre m'aspire. Ça t'inspire ? »

 

« C'est comme ca ! »

 

« Je te reconnais bien là mon amour. Cette lucidité et cette simplicité qui font ta présence. La survivance du vivant réside dans sa simplicité. »

 

« Peut être. »

 

« Nos parents nous ont menti, et l'école aussi, et les livres. »

 

[Elle se tait]

 

« Embrasse moi avec ton cul»

 

« Non ! »

 

« Va t'en loin de mon ventre petite moisissure. Je vais me suicider. »

 

« Ah ! Vois moi avant, j'ai une lettre à poster pour l'enfer. »

 

« L'enfer c'est toi sale petit chérubin. Il brule dans ton cul, la huitième merveille du monde. » 

 

« Tait toi ! »

 

« Seul la mort me rendra muet. »

 

« Je crois que même mort tu continueras avec tes avalanches de mots et... »

[L'animal Ostro lui coupe la parole]

 

«...et mes insanités obscènes vile femelle ! Les mots sont immortels. Ils résonnent dans les crânes émiettés des suidés suicidés. Ils continuent à se transmettre dans la tête des autres longtemps après la mort de celui qui les a proféré, comme un virus. La contagion des mots. Je suis l'avorton de Néron ! »

 

« Tu dis n'importe quoi. »

 

« Je vais mourir ! »

 

« Ah ! Meurs vite et sans bruit alors, pas comme ta mère ! »

 

« Mourir pour ne jamais renaitre. C'est contraire aux prophéties des sectes et des religions. Vivre, pourrir, nourrir, mourir pour ne jamais renaitre. L'homme est une moisissure organisé. Tout le vivant. Voilà une vérité. La moisissure souveraine scellant mon amitié avec Thomas. »

 

« Quand finira tu de mourir Ostro ? »

 

« JAMAIS Sale petite pute ! JAMAIS. "Jamais" "toujours" sont en réalité la même chose. Je meurs sans cesse. La mort ne connait pas la paresse. Je suis ton mac aime moi ! »

 

« Tu délires ! » 

 

« La mort est discrète et silencieuse, c'est la souffrance qui remporte la palme du tapage. SALOOOOOOOPE ! Elle voulait le plaisir sans la souffrance. Hahaha. Mais toi tu es différente. Tu es un petit animal secrêt, et tu retiens les mots destructeurs. Mais ils te consument de l'intérieur. »

 

« Ça me regarde ça. Cesse de souffrir alors. »

 

« C'est un conseil ? »

 

« Non un vœu. »

 

« Ptite salope ! Ne sens tu pas le temps s'accélérer ? Ne sens tu pas le signal devenir de plus en plus rapproché dans ma tête ? Tout s'imprime et résonne désarticulé en moi, images de visages, images cadavériques de mots, images d'odeurs, images de sons, images de gouts, images de sexe, images de morts, images de guerres, image conspuées du vice. Image d'images ! Je n'en puis plus. Il faut que je chie et que je vomisse. Régurgitation libératoire, et chiure sur l'oratoire ! Je vais me noyer dans l'océan, avant de m'étendre dans les ressacs de la mère intérieur d'une femme scorpion qui me piquera mortellement. Comme l'amour. Sale petite pute ! La fréquence de la terre s'est accélérée, le seuil de non retour écologique est sur le point d'être franchi. Les baleines offrent leur visage putréfiant au soleil. Les esquimaux meurent cyrotiques dans des HLM. Les OGM sèment la mauvaise mort partout. Les avions vomissent leur auréoles toxiques. Et les machines ont prit le relai de la conscience humaine. Mais la terre n'est pas dupe. Animaux, grands sodomisés de la civilisation. Il n'y a plus personne pour débrancher la prise. Le monde est régi par la cybernétique. Sarkozy et Ben laden peuvent mourir 1000 fois, ils sont sans cesse remplacer par d'autres colporteurs de mensonges et de mort. Le terminator c'est nous. Ton père et ta mère sont les vecteurs te ton sale mensonge...l'amour ! Ton père aurait mieux fait de cracher son foutre dans d'autres sphères. Il a perdu l'automatisme de la copulation sacrée. »

 

« Je ne t'aime plus Ostro. »

 

« Hahahaha ! Enfin tu as le courage de ton ressenti. Mais tu as l'affection pour l'animal en moi. Jusqu'à ce qu'un autre vienne te remuer le ventre. Et même au delà. »

 

« C'est ainsi. »

 

« Des fous contrôlent le climat grâce à la "géoingénierie". Quel temps fera t-il demain ? La grêle ravageront les potagers des petits vieux, scolopendres usés, tentant de survivre à la nourriture pourriture qui ne pourrit même plus. Les tsunamis noieront les derniers sauvages des iles, et des cons continueront à voter les parties politiques sbires du nouvel ordre mondial. Mais le temps climatique n'est pas le temps. Aucune technique n'a de prise sur « le temps », et rien n'est en mesure d'enrayer ce que les cons appellent « le jugement dernier ». C'est la diarrhée de la terre qui chasse l'homme de ses intestins nubiles. L'homme est un enfant de putain apocalyptique. La femme un sac à foutre à marchander, et Dieu un sale gay tendance. Bientôt l'Iran possédera l'arme nucléaire, et ils atomiseront ton cul si doux à mon cœur, les leurs et le mien ! Ton cul sera en orbite. Nos frères animaux vont mourir de notre bêtise. »

 

«Tait toi ! Tout se mélange dans ta tête. »

 

« Tout se mélange dans ton cul et dans l'univers. Pas comme dans ton social de merde, ou les clochards ne meurent plus de faim, mais de la mal baise et ou les femelles bourges s'accouplent avec leur vieux cons de cadres supérieurs, plus intéressé au cac40 et de l'indice Dow Jones que le cul de leur femme. Moi c'est ton cul que j'aime et je veux l'épouser. L'épuiser. Nous animaux sommes le cri de la vie face à la barbarie. Ne t'inquiète pas je finirais étouffer par les mots moi aussi, et toi par le foutre. »

 

« Très romantique ! »

 

« Ma romance à le visage de la réalité, de la beauté ravagée, de la suprématie des instances primitives face à l'insolente volonté de tranquillisants de l'homme synthétique. Sois la vision de la mort, le canal du sexe irrépressible, et l'affection du petit vieux seul. Seul le temps cosmique est réel. Sale petite pute ! Meurt en moi ! »

 

« Tu es complètement fou Ostro, mais je ne t'apprend rien. »

 

« Je ne connais pas Ostro. Interroge toi trésor, et si la mort n'existait pas ? »

 

Par L'homme sanglier - Publié dans : T E X T E S D U G R O I N
Ecrire un commentaire - Voir les 1 commentaires - Recommander
Dimanche 22 février 2009 7 22 /02 /2009 00:52

Ostro était de sorti dans un établissement ou il pouvait se sustenter de mets chinois. Comme Ostro refusait de s'ouvrir à la culture des vêtements Made In China, il se dit qu'il devait faire preuve d'une curiosité culturelle, en s'ouvrant à cette cuisine exotique. Quand il rentra dans le restaurant, Ostro fut stupéfait comme l'enfant qu'il était. Tout était beau et raffiné. Il y avait des dragons dorés qui dansaient sur les murs, des paysages cantonnais comme le riz en relief sur les murs, des bambous postiches, et des fleurs synthétiques. Ostro pensa que les gens attablés était des gens en mousse made in china, mais son ami lui fit remarquer qu'il s'agissait de vrais gens qui venaient goûter la cuisine traditionnelle synthétique surgelée made in les caves de Paris. A peine installé, après avoir reniflé...les fleurs synthétiques qui se trouvait dans les toilettes, Ostro se jeta volontiers comme un fauve sur le buffet à volonté, ou plutôt comme l'homme sanglier qu'il était. Ostro était tout excité devant les mets qui s'offraient à lui comme il pouvait l'être devant les fesses des vendeuses en prêt à porter...made in china. Ostro ne savait pas ou donner de la queue. De la fourchette. Ostro s'empiffra de brochettes de poulets et de crevettes, de brochette japonaise de boulette de porc, de riz cantonnais, de nouilles sautées, de riz thaï, de beignets au crabe et au poulet, porc au caramel, de salade au soja, de maki et de glaces Mikko, certainement des glaces japonaises. Il pensa qu'il mangeait diététique et équilibré à n'en point douter, car son repas contenait des produits de la mer, des légumes, des céréales, un peu de protéines et des glucides comme disent les nutritionnistes à la télévision entre deux émissions de télé réalité.

Comme Ostro était en Armorique, ou plutôt la Chine en Bretagne en France en Amérique, il reconnut une musique d'Allan Stivell qui sortait des murs ornés de dragons. Son compagnon de soirée lui fit remarquer qu'il s'agissait de musique traditionnelle Made in China. Ostro se senti confu-cius.

Après trois assiettes de glutamate monosodique et plusieurs desserts Mikko (les desserts japonais), Ostro se sentait un peu nauséeux. Un monsieur qui parlait chinois lui apportait alors un petit verre contenant de l'eau qui fait digérer. Ostro s'empressa de boire le dé de l'eau qui fait digérer. Cof ! Cof ! Ouuuuch ! Ostro fut surprit de constater qu'il crachait des flammes comme les dragons sur les murs ! Mais Ostro ne se sentait pas mieux. Il eut soudainement la désagréable impression que des yeux le guettaient à travers le feuillage équatorial synthétique made in china du restaurant. Ostro fut prit de bouffées délirantes. Comme il entendait parler vietnamien autour de lui, il pensait que l'ennemi était proche. Il devait sauver sa peau et se sortir de ce guêpier, ou de cette rizière dirons nous, ainsi que son ami, sinon il savait qu'il finirait empalé sur des bambous synthétiques made in China, ou comme sanglier au caramel. Ostro n'avait pas prit la précaution de se balader avec un M16A2 Carbine comme ceux dans la série télévisé l'Enfer du devoir. Du coup il se saisit des baguettes en pensant en faire une arme létale. Ostro vit un vietnamien se rapprocher vers lui. Comme Ostro pensait être débusqué il fit voler la table dans le restaurant en s'écriant banzai, le cri de guerre des japonais pour faire peur aux chinois lors de l'invasion de la Mandchourie. Un grand silence se fit dans la salle. Un grand silence. Les gens qui demeuraient à proximité de la scène avaient le visage recouvert de nouilles asiatiques, ils inauguraient là un camouflage d'un genre nouveau. Ostro prit soudainement conscience qu'il était dans un restaurant chinois, et que la seule guerre qui avait lieue ici n'était que guerre économique de restauration industrielle.

Par L'homme sanglier - Publié dans : T E X T E S D U G R O I N
Ecrire un commentaire - Voir les 2 commentaires - Recommander
Mercredi 18 février 2009 3 18 /02 /2009 14:20
Ostro avait une vue d'ensemble pointue sur la direction qu'avait empruntée la civilisation. Devant la multitude des structures sans cesse plus complexes, Lhomme sanglier était désemparé car il savait que cela menerait l'humanité à sa fragmentation, et donc à sa perte. Chaque fois que quelque chose va mal, quelque chose est trop gros. Plutôt que d'aller vers plus  gros et plus complexe, il faudrait aller vers plus petit et plus simple. L'homme sanglier voyait ses muscles grossir et se disait que quelque chose clochait. Leopold Kohr n'était pas l'inventeur de la formule « Small is Beautiful » pour rien. « Dimension humaine » et « taille intelligible » sont garantes de la préservation de la vie, et d'une culture humaine émancipatrice, et non pas violente.

Ostro en avait assez d'essuyer les sempiternels remarques sur la crise, et sur l'état d'occlusion des différents secteurs d'activités professionnels. Ostro savait pertinement qu'il existe des marchés porteurs comme l'écologie, la santé publique, le service à la personne, l'agriculture biologique, le marché du sexe (stupide ce concept).

Ostro pensa qu'il existait des domaines qui restaient vierges à la crise,  intemporels, traversant les époques et transcendant les civilisations, les putes et les pompes funèbres. « Hein quel est ton problème avec les putes ? Bah quoi tu fais bien la salope à sortir avec des mecs qui respirent le pognon, autant vendre ton cul dans la rue, pas d'intèrmédiaire, c'est tout bénef', et en plus tu rendra service aux déshérités du sexe en couple. C'est du social. Tu verras c'est un marché en pleine expansion » Tsssssss. Les pompes funèbres ?  « Il est toujours temps de mourir hein ! Tu a fais ton temps vieux fossil urbain iatrogène. Allez hop, en piste pour le cimetière. Enfin le crématorium dirons nous. Les morts ca prend trop de place. « Small is Beautiful ! »
Les cimetières profitent aux fossoyeurs mais pas aux agents immobiliers. »

Ostro l'entrepreneur pensa qu'il y a toujours du travail pour ceux qui s'en donne les moyens. Mais pour cela il ne faut pas avoir peur de rompre avec les automatismes et de sortir des sentiers battus, et surtout, oui surtout, il faut privilégier le contact humain, le face à face. En attendant le face à face nécessaire aux relations des humains Ostro l'homo Sus Scrofa psychopompe, entendez par là le passeur; mit à disposition sa nouvelle adresse mail, qui va dans le sens de simplifier les structures :

monsieurostro@gmail.com

 Ostro délaissa overblog pour retourner travailler à ses petites affaires, qui sont celle de l'Homme.



Par L'homme sanglier - Publié dans : T E X T E S D U G R O I N
Ecrire un commentaire - Voir les 4 commentaires - Recommander
Dimanche 15 février 2009 7 15 /02 /2009 23:29


Ostro n'était que le nom sacré de ce qu'il était. Au même titre que le nom de baptême des indiens. Ostro était plus fort que l'état civil. Ostro était le reflet de son moi profond et souverain, mais il finit par s'y identifier, et Ostro devint son égo. Cet égo si puissant et si beau, mais qui rendait le monde si laid, qui participait à cette société si finit, et si injuste, et confinait l'homme à l'isolement.

Ostro se vénérait plus que tout. Il était l'icône d'Ostro, et de ce fait n'était plus le relai de la vie toute puissante.

Ostro était devenu Ostro l'icône, la superstar seule dans la promiscuité de ses fans. Ostro était fatigué d'Ostro, comme un grand père tourmenté par sa petite descendance hyperactive. Oh c'est trop ! S'en était trop d'Ostro. Ostro devait mourir comme toute image, et comme toute icône. Ostro était prisonnier du temps et du devenir. Ostro était prisonnier d'Ostro. Le passé et le futur se mélangeait dans sa tête. Ce tourment l'image d'Ostro l'avait créé. Il découvrit qu'Ostro était une tentative désespéré de son petit moi pour se construire une identité, une identité forte pour se protéger. Mais pour le protéger de quoi ? Du néant et du vide qui l'habitait. Ostro eut froid, et PEUR. Se protéger contre la peur de n'être rien ? Mais il n'était qu'amour. Simplement il ne pouvait pas comprendre qui il était, car Ostro ne connaissait pas son père biologique. Comment pouvait il comprendre son identité profonde sans cette confrontation ? Était ce là une croyance qu'il entretenait ? Comme venir à bout de cette croyance ? Ou comment accepter cette vérité qui lui apparaissait nue ? Il pensait que le travail émanciperait Ostro. Ce qu'on lui avait apprit toute sa vie sur les valeurs du travail n'était qu'un mensonge de plus. Ce fut la COLERE cette fois ci qui posséda Ostro. Au diable femme trophée, faux amis, humanité et démons ! Dépouillez donc ce fier Ostro afin qu'il devienne nue comme la Vérité. Ainsi il ne pourra plus s'identifier à rien. Mon âme en paix, voyage sur le char des comètes, musarde sans volonté dans le cosmos intérieur. Un voyage sans destination. Mais « il » n'était pas. Rien de tout cela n'existait. Derrière les symboles est ce qui est. Mais cet abrutis d'Ostro refusait de ressentir cette chose, car il était l'esclave d'Ostro le contrôleur. Alors il laissa faire, mais ce n'était pas de la résignation. La TRISTESSE s'empara de lui, car il quittait son image pour être définitivement seul. Il s'amusait une dernière fois à se gargariser des milles facettes d'Ostro sur la farce de prétendue réseau sociale qu'est facebook, et à démontrer qu'il était multiforme. Ainsi il démantibula Ostro en s'amusant. Il était dans la JOIE. Ostro le naturopathe, éducateur de santé et coach nutrition, Ostro Vance Hooper, l'haltérophile déchu, Ostro Grabowsky, le truand d'opérette, Ostro « l'indien », le boxeur de l'Amiens Boxing Club, L'homo Sus Scrofa, la vrai fonction d'Ostro, Monsieur Ostro, la manager de Glam Escorte France, Ostro Général Crache Putine, le révolutionnaire porte parole du FLO (Front de Libération d'Ostrograd), maitre groin, cette icône de la perversion Sadomaso chic, Ostro les bons tuyaux, ebayer contemplatif qui ne vend jamais rien, Ostro le groin magnifique, le pourfendeur de laies « innocentes », Ostro Lecter, ni psychopathe ni pshychotique simplement amateur de bonne chaire. Il rie avec ses dents carnassières. Toute cela n'était que le fruit de son imagination disait les docteurs. C'est vrai. Comme Sarkozy n'est pas président, comme le Dr Lenoir n'est pas psychiatre, comme Patrick Sébastien n'est pas animateur télé, comme l'Islam n'est pas la voie de Dieu, comme les juifs ne sont pas le peuple élu. Saleté de juifs et d'arabes. C'est pas moi c'est Ostro. Ah la bonne excuse. Il n'eut que la solitude comme seule présence. Il médita sur le fait que c'est la révélation de ce qui est sans le nommer qui libère de ce qui est.

Par L'homme sanglier - Publié dans : T E X T E S D U G R O I N
Ecrire un commentaire - Voir les 2 commentaires - Recommander
Jeudi 15 janvier 2009 4 15 /01 /2009 22:33

Ostro constatait avec effroi que la belle Serviette Invosges grise anthracite qu'on lui avait délicatement offerte pour Noël était en coton. Lui aurait on menti ? On lui avait pourtant répété avec insistance que cette serviette était tissée des plus belles éponges de mer, offerte par Neptune lui même, bien que cela ne lui fut pas précisé. Ostro, consterné de découvrir que la serviette était un amas de coton vulgaire, dont la monoculture culture asséchait toujours plus la mer Caspienne, se recroquevilla comme une éponge.

Par L'homme sanglier - Publié dans : T E X T E S D U G R O I N
Ecrire un commentaire - Voir les 5 commentaires - Recommander
Lundi 12 janvier 2009 1 12 /01 /2009 20:24

Une vile femelle admirable qui héberge Ostro pour sa planque (admirable pour ce fait) lui fait remarquer qu'il ressemble à Neptune. Ostro s'empresse de lui montrer son trident. La malheureuse terrorisée s'enferme dans la sale d'eau. Elle pense y être en sécurité, car Neptune ne règne que sur la mer. Mais Dame Baignoire se partage le lieu avec les chiottes. Or l'homo sus scrofa, notre homme sanglier, vous l'aurez compris est une créature de propreté et accompli ses besoins naturels comme l'être civilisé. C'est là son seul lien à la culture. Devant le besoin impérieux de se soulager, la pauvre dame est contrainte d'ouvrir son antre à l'animal qui se ru alors sur le trône, celui qui lui revient de plein droit. Si Neptune ne règne que sur la mer, l'homme sanglier ne règne que sur la merde. Scabreux mais logique. Ce que certains ne manqueront pas de qualifier de scatologique. Entendons nous bien, en bon misérable et électrons nombrilistes que nous sommes il faut valoriser la merde ! L'engrai du sanglier est parmi le meilleur du monde, il fait pousser les plus beaux légumes.

Par L'homme sanglier - Publié dans : T E X T E S D U G R O I N
Ecrire un commentaire - Voir les 1 commentaires - Recommander
Samedi 10 janvier 2009 6 10 /01 /2009 12:36
Ostro se réveilla avec une démangeaison invisible qui consumait son corps. Le feu de l'enfer de Dante à côté était un délice.  Un prurit « sine virtuela » , un vrai, un dur, doublé d'un zona, lui aussi non accessible à l'examen visuel. Il s'agissait probablement d'une espèce rare de zona : le « zona du globe trotter zonar torturé » ne pouvant être confondre à un vulgaire geek. La question de cette contamination soudaine se posa. L'homme sanglier ne tarda pas à découvrir la source de cette malédiction qui le prit corps et âme. Sa connivence avec les gueux et les miséreux lui aurait-elle couté sa santé épidermique, ou était ce là un message pour comprendre qu'il l'avait désormait dans la peau, « Emile Zona » ce « petit grand monsieur » ?

Voilà ce qu'il advint au mâle solitaire le plus respecté d'Ostrograd, en laissant vacant son titre de grand souverain du royaume d'Ostrowed, préférant fréquenter les caniveaux de la basse société.  Vomir est un acte libérateur et révolutionnaire. La lutte des classes n'aura pas lieu, et l'entente se profilait enfin.

KAI !!! C'était donc cela, le fer rouge d'Emile Zona  cette immondice noble et souveraine venait de bruler le cuir épais de son émblématique postérieur. L'homme sanglier se trouva introduit dans le cercle très fermé, puant et conspuant « les misérables ». Ainsi Ostro venait de trouver refuge dans cette famille de voleurs de mots, et d'artistes de la drôle absurdité et de cette banalité magnifiée de certaines formes contemporaines de vie sociale. La fortune, l'intelligence et la gloire n'immunise pas  contre la pauvreté de l'âme, et les misérables connaissent la vrai dimension du bonheur...
Par L'homme sanglier - Publié dans : T E X T E S D U G R O I N
Ecrire un commentaire - Voir les 2 commentaires - Recommander
Jeudi 27 novembre 2008 4 27 /11 /2008 21:13


R é b e l l i o n

*

« Le pouvoir subversif de " & " »




Par Ostro

*
On ne me présente pas. De Lucifer à Dionysos, de Seth à Zarathoustra en passant par Ibliss, prenant tantôt la forme du franc tireur, d'une personnalité publique, d'un poète, d'un vagabond, d'un symbole, tantôt se faisant canal de sociétés de pensées ou de groupes organisés. Si mon pouvoir peut être réduit à un symbole je dirais que je suis « & ». Aucune civilisation ne me survit. Intemporel est mon devoir, harmonie et beauté mon dessein.



On voudrait me réduire au "minimum ontologique". On me traque sans relâche en détournant le Pouvoir, en travestissant les mots, en séparant le sens de l'amour, la pensée de l'action et le mot du geste ! Ainsi l'homme est réduit à l'esclavagisme et à la cruauté par lui même. Je suis la vie sauvage triomphante et non la sauvagerie. Les psychanalystes voient mon œuvre dans l'inconscient et la pulsion, je suis le principe de réalité, intemporel et indissociable de toute vie, garant du pouvoir divin et mon œuvre ne peut être réduit au fruit de l'intellect.



Mes ennemis sont religions, nationalismes, scientisme et idéologies. Les contextes et les mots me nomment contestation, désobéissance, dissidence, émeute, insoumission, insubordination, insurrection, mutinerie, opposition, protestation, résistance, révolte, soulèvement, subversion et...sédition !



Je frappe au coeur du mensonge. Je tranche pour mieux relier. Je vis en toi et tu vis en moi. Ensemble nous sommes ... R É B E L L I O N !





Par L'homme sanglier - Publié dans : T E X T E S D U G R O I N
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires - Recommander
Samedi 8 novembre 2008 6 08 /11 /2008 12:51

P r i n c e s s e   d e   l a   n u i t .

*


Par Ostro

*

Elle est ma monture, la princesse de la nuit inviolée. Aussi noire donc qu’une nuit sans étoile, l'épique destrier des ténèbres, qui mène son cavalier à la victoire fédératrice.


Elle est la plus parfaite monture à laquelle un cavalier puisse prétendre, sortie tout droit des mondes oniriques. Vive pareil au blizzard qui fouette les sommets, explosive comme l’eau qui jaillit, tombe et se fracasse au pied de la cascade, aussi belle que la plus convoitée des améthystes. Princesse de la Nuit !


Majestueuse monture qui étale toute son envergure dans la course, et se déploie pareil au rapace en chasse. Ses sabots martèlent la terre, comme un forgeron ivre d’effort, donnant le rythme à nos cœurs assoiffés de gloire. Battements de cœur et battements de sabot à l'unisson, Princesse de la Nuit semble flotter dans l'éther.


Sa robe brille des milles feux de la flamme noire des ténèbres. Opaque comme le cœur du mage de La Grande Forêt, impénétrable au temps, sombre comme le voile qui tombe sur les yeux du décapité.


Imprévisible pour quiconque tente d'admirer sa robe de trop près. Les braves qui se risquent à la monter mordent la poussière quand ils ne se brisent pas tout bonnement l'échine. Pour une raison tout aussi obscure qu'elle même, Princesse de la Nuit m'accepte comme cavalier. C'est son vœu, j'en suis honoré.


Malgré les soins que je lui prodigue, elle demeure à jamais libre, jument sauvage défiant l'autorité illégitime des hommes. Elle est l'outil de mes conquêtes, moi Sir Ostro Groinmagnifique Premier. Chevauchant à l’unisson, défiant les barbares de tous les mondes nous avalons les distances au rythme effréné des nuages qui parcourent la terre par tempête. Nous galopons imperturbablement à travers les plaines d'Avalon nous confondant à la nuit qui précède l'aurore.


Quand la bataille gronde, elle sait d'instinct les brèches qui désorganisent l'ennemi, et dans ses charges infernales elle y bondit avec la puissance de feu du boulet catapulté.
Propulsée a travers les lignes ennemies aucune défense ne résiste. Princesse de la Nuit ne craint ni le feu des enfers, ni le tonnerre de la bataille, ni les séismes du choc contre les lignes ennemis, ni même la douleur fine et perfide des blessures infligées par les lances. Elle ne connait pas la peur de la mort. Elle est l'ange de la mort qui transcende l'horreur des visages. Écrasés sont ceux qui s’érigent sur nos routes avant même d'avoir le temps d'implorer leurs divinités belliqueuses ni même de suffoquer.


Notre union symbolise le combat livré contre le Grand Serpent Mitote.
Elle est ma monture. La sauvagerie un instant domptée. Elle est Princesse de la Nuit.




Par L'homme sanglier - Publié dans : T E X T E S D U G R O I N
Ecrire un commentaire - Voir les 1 commentaires - Recommander
Jeudi 18 octobre 2007 4 18 /10 /2007 22:34

merlin.JPG Apatride,
Sans bride.
Orphelin,
Sans lien.
Mécréant sous la lune,
Sans fortune.

Sans condition !
Sans opinion !
Sans compromis !
Ne descendant d'aucune idée.
Enfant de la terre en le ciel
Pétri par les feux de l'enfer
Attisés par le vent des cieux.
Reposant parmis les saisons
Posé sur la couronne des arbres qui vibrent,
Enracinés dans le silence,
S'étendant sans fin comme le serpent Nile...
Par L'homme sanglier - Publié dans : T E X T E S D U G R O I N
Ecrire un commentaire - Voir les 1 commentaires - Recommander

C O N T A C T

/| PRESENTATION /|

/| CALENDRIER /|

Mars 2010
L M M J V S D
1 2 3 4 5 6 7
8 9 10 11 12 13 14
15 16 17 18 19 20 21
22 23 24 25 26 27 28
29 30 31        
<< < > >>

Recommander

Images Aléatoires

  • Cavalier Nanterre OQsigné web
Créer un blog gratuit sur OverBlog - Contact - C.G.U. - Signaler un abus - Articles les plus commentés