Jeudi 10 mai 2007
Le Parfum, histoire d’un meurtrier

* * *

" Das Parfum, die Geschichte eines Mörders "


* *

De Patrick Süskind paru en 19
85

*
Par Ostro


le-parfum.jpg

 

       
        Depuis sa parution, ce best-seller a été traduit en 45 langues et vendu à 150 millions d'exemplaires. Le livre a été traduit de l'allemand au français par B. Lortholary.

 

   
        Ce roman est un peu mon livre de chevet. Impitoyable, épouvantable et bouleversant. Pour reprendre une remarque de Bernard Pivot quelque peu revisité par mes soins, je dirais « a vu de groin un chef d’œuvre ! » Un pièce maîtresse qui nous propulse dans la haute littérature, celle ou le style, la densité des mots est une composition, tout comme peut l’être l'ultime création du " monstre ".

   

       
Dès les premiers instants, le thème des senteurs s’impose :


" [un des] personnages les plus géniaux et les plus abominables de cette époque"
et dont "son génie et son unique ambition se bornèrent à un domaine qui ne laisse point de traces dans l'histoire : au royaume évanescent des odeurs ".

 

        Maître parfumeur compulsif.

 

 

 

        
        Le parfum histoire d’un meurtrier…génial. Un esprit ou se déploie un dédale d’odeur dans lequel Jean-Baptiste n’a aucun mal à se mouvoir, puisqu'il en est le souverain et le peuple. Une éducation du groin qui se poursuivra jusqu’à l’adolescence avant d’entreprendre le plus insensé des projets, élaboré le parfum divin surpassant toute autorité, et qui octroie à celui qui le possède le cœur des hommes.

 

 

   

Un monde olfactif. Du spectre de la putréfaction à celui de la rose. Un farandole d’odeurs, certaines tenaces, d’autres moins marquées mais, un nez toujours aussi perspicace qui va à la source olfactive aussi surement que le saumon dans l'étang qui l’a vu naître.

 

 

   

Jean baptiste grenouille n’a point d’odeur. C'est le maux dont il souffre et auquel il s’éveille au fond d’une grotte du Massif Central. Il n’a pas d’âme, et se met donc en quête de s’en trouver une…

 

 

 

       
        C’est avec délectation que l’on s’imprègne de la grossièreté des mœurs de l’époque, cette religiosité populaire, mais aussi le rationalisme des Lumières en vogue chez l'élite intellectuelle du XVII ème siècle. Nul doute que Patrick Süskind s’est méticuleusement documenté, comme l’aurait fait un historien, à ceci prêt qu'il ne s’est pas gêné pour gonfler un peu les traits d'une société crasseuse qui tisse le décort de son oeuvre, comme pour la rendre plus subversive.

 

       
        Une adaptation cinématographique a vu le jour en 2006. Tom Tykwer a restitué une ambiance particulièrement pesante et une iconographie visuelle bien développé qui donne à son film sa dimension esthétiquement belle et épouvantable, venant par ce fait compenser notre absence d’odorat. Si les puristes peuvent être déçu, ce film est à mon sens une réussite.

 

 
 
  • Voici le lien Teuton du site du film :


 


 

Bienvenu dans le royaume évanescent des odeurs…

par L'homme sanglier publié dans : LIVRES
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Vendredi 4 mai 2007

« Livres de chevet »

 

    Cette rubrique littéraire traite des lectures  qui m’ont nourri. Ces écrits qui ont jeté dans mon âme la confusion, ou qui m’ont interpellé dans ma chair. Ce sont des oeuvres sensibles qui me parlent. Autant de voyages intérieurs que je vous invite à découvrir par vous-même. J’aime le vrai parler, quand la plume trace le fil d’Ariane entre les réalités singulières et génériques. Un livre qui est dur est un livre qui ébranle. Un livre qui ébranle est un livre qui interpelle. Un livre qui interpelle est un livre qui vous change. Un livre qui vous change est un livre qui est bon. Ce qu’il conviendrait de nommer des « séismes littéraires ».

 

 

Vous y découvriez Henri de Monfreid « l’écrivain corsaire » et son plus grand succès « les secret de la mer rouge »,  livre emblématique du roman d’aventure, qui inaugure un nouveau genre littéraire cet homme de France et d’ailleurs, qui toute sa vie sans chercher l’aventure, n’a fait que s’enfoncer dans les tribulations les plus folles, et qui, ne cesseront de nourrir des ouvrages ou les faits de pirateries abondent, et les courses poursuites maritimes avec les douaniers. Rien à voir avec les courses poursuites carrossées de « Fast and Furious », soit dit en passant.


     Toujours dans le registre de l'aventure « Papillon » d'Henri Charrière le SEUL FRANCAIS EVADE DU BAGNE. Poignant, une leçon de courage.

 

Vous serez interpellé par l’œuvre scandaleuse de Patrick Suskind qui signe un chef d’œuvre de la littérature moderne avec « Le Parfum, histoire d’un meurtrier  » adapté au cinéma l’année 2006.

 

 

 

Puis Philip Roth dans « La Bête qui meurt » nous livre un portrait d’une perfection lapidaire de l’homme face à la dépendance sexuelle/amoureuse. Le héros à l’automne de sa vie, confronté à la mort qui se rapproche. Un homme de culture, esthète et séducteur qui toute sa vie a prôné une forme de libéralisme détaché de toute aliénation de la société conservatrice américaine dont le modèle de pensée domine encore et toujours. (ça ne va pas  en s’améliorant d’ailleurs)

 

 

 

Progressivement je viendrai distiller mes nouvelles lectures.

 

par Sir Ostro publié dans : LIVRES
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