Partager l'article ! MERCI CHAROGNE !: M e r c i c h a r o g n e [Introduction. Notre Héros à le ...

M e r c i c h a r o g n e
[Introduction. Notre Héros à le cul sur des chiottes]
«Revoilà ce silence bruyant d'éternité. Il a fait son entré par le tuyau d'évacuation des eaux usées. »
[Il se penche sur les toilettes et écoute !]
« Plus je te fuis, plus je te cherche. L'amour est une condamnation. Tout les amoureux devraient connaître ça. Mais s'ils savaient, ils ne s'aimeraient pas. La quête du bonheur ? Un bonheur par procuration. Mon amour, je cherche ta silhouette familière à travers les champs écarlates de la guerre tenue secrète. En vain, ton souvenir m'enivre jusqu'à ce qu'un obus fuse et m'arrache le trophée de la pensée, ma tête ! Mais je ne cesse pas pour autant de penser, ni de t'aimer. Même au toilette on n'est jamais tranquille ! Grrr. Je me rappel quand ton sourire attisait la lueur dans mon regard. »
[Narrateur : il se lève et se met à marcher tout penaud et lentement. Ses pieds se trainent sur un tapis d'humus égrené d'étoiles mortes. Une forêt l'envahit, comme dans Jayce et les conquérants de la lumière. Les dépouilles d'enfants mort nés sont pendues aux branches fossiles par leur cordon ombilical. La vieille charogne d'un poète maudit accolée au noyer lui murmure ]
« N'entend tu pas la fin du règne pontifical ? »
[Narrateur : le vent souffle en litanie glaciale.]
[Elle poursuit d'un ton compulsif ]
« C'est le temps des oligarques pédophiles et des patriarches nécrophiles.
Les assassins sont élevés au rang de héros.
Dans l'arène il n'y a aucun échappatoire pour le taureau.
Les génocides sont à la mode. » [Puis sur un ton nonchalant] « Ne dit on pas la mode est un éternel recommencement ? » [Elle se lève, se tourne vers l'anti-héros] « Accorde moi une danse veux tu ? »
« JAMAIS ! Tu es un être vile et ignoble. »
« Des vignobles dans les villes tu dis ? »
« Ignoble j'ai dis ! IGNOOOOOOBLE ! »
[il se tire les cheveux]
« Tu veux probablement dire "noble".
[Il baisse la tête de manière révérencieuse.]
Je ne fais pourtant que rendre compte de votre état d'esprit. La violence. »
« Ici quand on ne meurt du travail servile dans le tertiaire, on meurt dans l'obscurité des caniveaux ou dans le canapé du salon, jusqu'à ce que les pompiers vous trouve un mois plus tard, quand les voisins se sont plaint de l'odeur. En plus il fait froid. Je veux migrer vers le sud. Et puisqu'ils les nègres et les sarrasins nous envahissent, pourquoi ne pas faire comme eux. Ça marche bien dans les deux sens non ? »
« Ainsi tu fais le vœu de quitter le mouroir et les gisants pour un abattoir géant, l'Afrique !
« L'afrique c'est chic ! » (MUSIQUE)
A l'isolement des HLM, tu auras le droit aux balais des mouches Tsé-tsé et le sifflet des balles des AK47. Tu comptes repeupler une Afrique qui se dépeuple ? »
« Arf. On m'avait présenté cela plus gaiement. On m'avait exposé de beaux projets humanitaires. Je préfère les blondes platines à la guerre en Palestine. »
« Les mots se déguisent en séduisants projets, et derrière les séduisants projets il y a...la mort ! »
« La mort ? Qu'est ce donc cette chose ? »
« Une danse révolue ! »
« A « révolue » je préfère « Révolution » !!! Lançons des semences comme de merveilleuses incantations. »
[Il se branle.]
[LA SALLE DEVIENT NOIRE ET SILENCIEUSE 30 secondes]
[La charogne du poète maudit de répondre] :
« Dans tes semences il y a la mort. »
« Ah non ! Là aussi ? »
« Oui dans tout ce que tu entreprends. Tu portes la mort en toi, et c'est l'unique condition de la vie. Veux tu m'accorder une danse ? Je suis peut être une charogne mais je sais encore danser ! »
« Non ! Je veux vivre sans mourir ! »
« Lol ! Mdr ! Ptdr, Xpldr, Hahahahahahahahaha !
[Il se gausse longuement. Puis se reprend]
Et avec ceci, Monsieur prendra quoi ? Un coca cola sans sucre et sans caféine ? »
« Je ne bois que du Breiz Cola, tu oublies que je suis breton ! »
[Tire la langue. Réfléchi, regarde vers le haut. Montre son majeur. (sans niquer la police)
« Un armoricain américain !!! On me l'avait jamais faites celle là ! Allons tu ne veux pas mourir sans vivre non plus ? C'est pourtant ce que tu fais à chaque instant, en vivant le futur passé. »
[Silencieux et réplique]
« Que veux tu dire ? »
« Tu vis dans, pour et par la pensée. Tu n'as pas d'existence propre. Tu es ce qu'on a fait de toi. Tu vis le rêve d'enfer que l'on ta mit dans la tête depuis le berceau parle mécanisme de la répétition. Ainsi l'être est l'avoir, la liberté d'entreprendre est la liberté d'exploiter, le partage est gachis collectif, l'union est la bureaucratie totalitariste, le respect est soumission, le travail utile est travail servile, la solitude est isolement dans la proximité et la joie est plaisir toxique. Ce qui est n'est pas fixe ! »
« Je crois que je commence à comprendre. »
« Et bien ne crois pas et danse avec moi ! Je suis peut être une charogne mais je sais encore danser ! »
« Soit tanguons sur un tango, mais promet moi de ne pas m'embrasser, j'ai peur des aphtes ! »
« Promis ! »
« Merci charogne ! »
[Narrateur : ils dansèrent ensemble et eurent beaucoup de fans...]
Ostro, 29 aout 2009
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