Dimanche 22 février 2009
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Ostro était de sorti dans un établissement ou il pouvait se sustenter de mets chinois. Comme Ostro refusait de
s'ouvrir à la culture des vêtements Made In China, il se dit qu'il devait faire preuve d'une curiosité culturelle, en s'ouvrant à cette cuisine exotique. Quand il rentra dans le restaurant, Ostro
fut stupéfait comme l'enfant qu'il était. Tout était beau et raffiné. Il y avait des dragons dorés qui dansaient sur les murs, des paysages cantonnais comme le riz en relief sur les murs, des
bambous postiches, et des fleurs synthétiques. Ostro pensa que les gens attablés était des gens en mousse made in china, mais son ami lui fit remarquer qu'il s'agissait de vrais gens qui venaient
goûter la cuisine traditionnelle synthétique surgelée made in les caves de Paris. A peine installé, après avoir reniflé...les fleurs synthétiques qui se trouvait dans les toilettes, Ostro se jeta
volontiers comme un fauve sur le buffet à volonté, ou plutôt comme l'homme sanglier qu'il était. Ostro était tout excité devant les mets qui s'offraient à lui comme il pouvait l'être devant les
fesses des vendeuses en prêt à porter...made in china. Ostro ne savait pas ou donner de la queue. De la fourchette. Ostro s'empiffra de brochettes de poulets et de crevettes, de brochette
japonaise de boulette de porc, de riz cantonnais, de nouilles sautées, de riz thaï, de beignets au crabe et au poulet, porc au caramel, de salade au soja, de maki et de glaces Mikko, certainement
des glaces japonaises. Il pensa qu'il mangeait diététique et équilibré à n'en point douter, car son repas contenait des produits de la mer, des légumes, des céréales, un peu de protéines et des
glucides comme disent les nutritionnistes à la télévision entre deux émissions de télé réalité.
Comme Ostro était en Armorique, ou plutôt la Chine en Bretagne en France en Amérique, il reconnut une musique d'Allan Stivell qui sortait des murs ornés de dragons. Son compagnon de soirée lui
fit remarquer qu'il s'agissait de musique traditionnelle Made in China. Ostro se senti confu-cius.
Après trois assiettes de glutamate monosodique et plusieurs desserts Mikko (les desserts japonais), Ostro se sentait un peu nauséeux. Un monsieur qui parlait chinois lui apportait alors un petit
verre contenant de l'eau qui fait digérer. Ostro s'empressa de boire le dé de l'eau qui fait digérer. Cof ! Cof ! Ouuuuch ! Ostro fut surprit de constater qu'il crachait des flammes comme les
dragons sur les murs ! Mais Ostro ne se sentait pas mieux. Il eut soudainement la désagréable impression que des yeux le guettaient à travers le feuillage équatorial synthétique made in china du
restaurant. Ostro fut prit de bouffées délirantes. Comme il entendait parler vietnamien autour de lui, il pensait que l'ennemi était proche. Il devait sauver sa peau et se sortir de ce guêpier,
ou de cette rizière dirons nous, ainsi que son ami, sinon il savait qu'il finirait empalé sur des bambous synthétiques made in China, ou comme sanglier au caramel. Ostro n'avait pas prit la
précaution de se balader avec un M16A2 Carbine comme ceux dans la série télévisé l'Enfer du devoir. Du coup il se saisit des baguettes en pensant en faire une arme létale. Ostro vit un vietnamien
se rapprocher vers lui. Comme Ostro pensait être débusqué il fit voler la table dans le restaurant en s'écriant banzai, le cri de guerre des japonais pour faire peur aux chinois lors de
l'invasion de la Mandchourie. Un grand silence se fit dans la salle. Un grand silence. Les gens qui demeuraient à proximité de la scène avaient le visage recouvert de nouilles asiatiques, ils
inauguraient là un camouflage d'un genre nouveau. Ostro prit soudainement conscience qu'il était dans un restaurant chinois, et que la seule guerre qui avait lieue ici n'était que guerre
économique de restauration industrielle.
Par L'homme sanglier
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Publié dans : T E X T E S D U G R O I N
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