Samedi 10 janvier 2009
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Ostro se réveilla avec une démangeaison invisible qui consumait son corps. Le feu de l'enfer de Dante à côté était un délice. Un prurit « sine virtuela » , un vrai, un dur, doublé d'un zona, lui aussi non accessible à l'examen visuel. Il s'agissait probablement
d'une espèce rare de zona : le « zona du globe trotter zonar torturé » ne pouvant être confondre à un vulgaire geek. La question de cette contamination soudaine se posa. L'homme sanglier ne tarda pas à
découvrir la source de cette malédiction qui le prit corps et âme. Sa connivence avec les gueux et les miséreux lui aurait-elle couté sa santé épidermique, ou était ce là un message pour
comprendre qu'il l'avait désormait dans la peau, « Emile
Zona » ce « petit grand
monsieur » ?
Voilà ce qu'il advint au mâle solitaire le plus respecté d'Ostrograd, en laissant vacant son titre de grand souverain du royaume d'Ostrowed, préférant fréquenter
les caniveaux de la basse société. Vomir est un acte libérateur et révolutionnaire. La lutte des classes n'aura pas lieu, et l'entente se profilait enfin.
KAI !!! C'était donc cela, le fer rouge d'Emile Zona cette immondice noble et souveraine venait de bruler le cuir épais de son émblématique postérieur.
L'homme sanglier se trouva introduit dans le cercle très fermé, puant et conspuant « les misérables ». Ainsi Ostro venait de trouver refuge dans cette famille de voleurs de mots, et d'artistes de la drôle absurdité et de cette banalité magnifiée de certaines formes
contemporaines de vie sociale. La fortune, l'intelligence et la gloire n'immunise pas contre la pauvreté de l'âme, et les misérables connaissent la vrai dimension du bonheur...
Par L'homme sanglier
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Publié dans : T E X T E S D U G R O I N
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