Dimanche 9 novembre 2008
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M e s r i n e
Première partie : « l'instinct de mort »
(2008)
Réalisateur Jean-François Richet
Synopsis par Ostro
Adaptation du livre autobiographique de jacques Mesrine : l'instinct de mort. (1977)
Elements de la vie de Jacques Mesrine.
Jacques René Mesrine, membre de l'OAS, est un bandit français ayant opéré principalement en France, au Canada
et en Espagne. Baptisé « l'homme aux cent visages » ou à tort et de son propre aveu, « le Robin des Bois français » il fut la bête noire des services de
police.
Parachutiste commando pendant la guerre d'Algérie ou il est ammené à se comporter cruellement envers des prisonnier. L'expérience de
l'algérie le traumatise profondément selon les dires de sa famille. Décoré par le général de Gaulle de la « Croix de la valeur militaire ».
« On a armé ma main au son de la Marseillaise et cette main a pris le goût de l'arme » relate t-il dans sa
biographie.
Intronisé « ennemi public n° 1 » au début des années 1970 par les médias en s'illustrant en France par ses braquages propres
mais également pour ses évasions spectaculaires. Il fut le premier à s'échapper de « la Santé ». Il sera traqué sans répit jusqu'à "se faire plomber" comme il avait vécu. Abattu sans sommation (selon témoins) porte de Clichy à Paris en 1979
ce qui amènera à une polémique sur les circonstances contestable et contestée de sa mort. Avant d'être un criminel il était d'abord un être humain. Il dénonça (déjà) les conditions de détention
dans les quartiers de haute sécurité, voulant marquer l'opinion publique en détruisant la prison de Mende.
Synopsis
Après son retour d'Algérie, d'ou il rentre meurtri psychologiquement, Jacques Mesrine (Vincent Cassel)
retrouve ses parents, petits bourgeois de Clichy La Garenne. Il se voit proposé par son patriarche un emploi stable dans une entreprise de dentelle. Peu inspiré par ce chemin rangé et
tout tracé il choisit dès 23 ans de se laisser entrainer dans une carrière de porte à porte fort peu légale, en accompagnant son sempiternel compagnon Tony Ferreira. Celui ci
l'introduit dans la pègre parisienne de Clichy auprès de Guido (Gérard Depardieu). Il ne tarde pas à assassiner un proxénète magrébin, qui avait défiguré une
prostituée avec laquelle il entretenait une liaison. Par cet acte terrible Jacques Mesrine entame sa carrière de tueur. Il est reconnu qu'il opére sans violence (?) ne tue
jamais « inutilement
» et suit un code de l'honneur très strict, ce qui est
étonnant pour un truand.
Il se voit condamné à 18 mois de prison pour la première fois en mars 1962. Il passera son temps d'incarcération dans les prisons
d'Évreux, puis d'Orléans. Relâché en 1963 Jacques Mesrine souhaite alors quitter la vie criminelle et trouve un emploi dans une entreprise d'architecture d'intérieur. Malgré sa
bonne volonté il perd son travail suite au chômage technique de sa boîte et il retombe de fait sans sa vie criminelle. Il divorce alors de sa seconde femme Maria de la Soledad malgré le
fait qu'il est ensemble un enfant.
Il finit par s'étoffer et opérer contre d'autres pointures du grand banditisme de l'époque. Etant devenu embarassant, il se met à dos
et la police française et la pègre parisienne, ce pourquoi il décide de se faire un peu oublier en partant outre-atlantique à Toronto avec sa compagne du moment Jeanne Schneider (Cécile de
France) et ex call-girl. Le couple entame une vie normale quand la compagne de Mesrine répond à l'annonce du
milliardaire handicapé Georges Deslauriers qui cherche un couple pour s'occuper de sa propriété. Trois mois plus tard après une altercation avec le jardinier le couple est licencié.
N'appréciant pas cette décision soudaine le couple enlève le milliardaire en échange d'une rançon mais celui ci parvient à s'échapper. Commence alors une cavale sans issue. Le couple en fuite aux
États-Unis, et est arrêté à Texarkana, dans l'Arkansas avant d'être extradé vers le Canada. A sa sortie d'avion, Mesrine fanfaronne devant les
journalistes et déclare en reprenant une citation du Général de Gaule : « Vive le Québec libre ! ». Accusé d'un meurtre qu'il n'a pas commis et du rapt du milliardaire, Mesrine se retrouve écroué dans la prison Saint Vincent
de Paul. Il est déclaré ennemi public N° 1 par la presse. Après une détention de plusieurs mois en isolation Mesrine ressort avec une seule obsession : « se faire la belle » ! Il y parvient avec l'aide de Jean-Paul Mercier (Roy Dupuis), qui devient son compagnon de cavale et
de...braquages.
Paradoxe de l'instinct de mort cher aux psychanalistes, on ressort de la salle avec un désir ardent : celui de vivre coûte que
coûte !
Pourquoi cette
fascination pour Jacques Mesrine ?
Un homme qui s'affirme aussi fort tout en assumant sa criminalité est une source d'identification pour nombre de gens à la
personnalité un peu effacée. C'est avant tout un personnage populaire, produit de son époque qui porte un regard extraordinairement lucide sur la dite époque (année 60-70). Sa personnalité est
interessante car le personnage commet des actes impardonnables, sauvages, mais il fait aussi preuve d'une bravoure hors norme. Ces contradictions tissent la richesse du
personnage.
Si Jacques Mesrine a autant fasciné, c'est aussi par ce qu'il est avant tout un homme intègre dans son schéma de
pensée, il incarne l'homme de parole par excellence, « réglo » comme on dit
dans le milieu.
Par L'homme sanglier
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Publié dans : C I N E M A
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