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Diogène de Sinope
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ou la victoire de l'être sur le paraître.
(d'un psycho-rigide)
Par ostro
Voilà un hommage à un homme d'exception (au sens éthymologique), dont la vie fut profondément au diapason de la philosophie (amour de la sagesse), qu'il développa et qui laissa le désir s'exprimer et guider sa vie. Ce personnage de l'antiquité héllénique, ne jouit pas d'une grande popularité auprès de nos contemporains, et pour cause, il fit fit de toutes les conventions sociales de son vivant, non dans un esprit de contrariété, mais dans un esprit de liberté, d'intégrité et d'équité. Etait-il capable d'être autre chose sinon lui même ? Cet homme c'est Diogène de Sinope.
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Diogène jeune.
La version la plus crédible de la jeune vie de Diogène est qu'il était fils d'un banquier de Sinope, qui tomba pour fabrication de fausse monnaie. Le Jeune Diogène dut fuir à Athènes. La tradition nous rapporte qu'il y rencontra le chef de fil et géniteur de l'école cynique, un nommé Antisthène et dont il fut un "élève" brillant. Les sources de l'époque (Sénèque, Juvénal, Lucien de Samosate) nous présente Diogène comme vétu d'un manteau grossier, allant nu pied mais d'une démarche assurée, ayant pour gîte une amphore géante, dans laquelle il accomplie la plupart de ses ses besoins (Dormir, faire ses besoins, se soulager, etc, etc...). Il subsiste en paria, vivant sur la générosité de quelques donneurs ou mécènes.
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La vie simple de Diogène.
il se moque du regard des autres et n'hésite pas à prôner par son attitude un retour inconditionnel à la nature et le refus de toute convention culturelle et sociale. Rejettant politesse, pudeur ou encore le travail. Diogène considère que expluser ses excréments en public est moins répréhensible que commetre des actes violents au nom du pouvoir. Un autre Diogène, historien cette fois ci, rapporte que Diogène se promenait en pleine journée une lanterne à la main. A la demande de ce comportement absurde Diogène répondait : « Je cherche un homme. » Il faisait en réalité référence à l'homme idéal de Platon. Cet homme qui n'existe pas, et après lequel on ne cesse de chercher. Hahaha. On voit bien dans cet épisode ses influences cyniques. Supportant la faim et la soif, il n'hésite pas à faire l'aumône auprès de statues afin de se préparer au refus. Son mode de vie lui permi d'atteindre l'âge respectable de 90 ans. Comme quoi les périodes d'alternances alimentation/jeûne font parfois des miracles. N'oublions pas que nous sommes dans l'antiquité à ce moment là. Le mystère sur sa mort relate que Diogène pour illustrer sa philosophie du désir, retint sa respiration afin de tester son désir de vivre. C'est ainsi qu'il mouru, preuve que son désir de mort était devenu plus fort que son désir de vivre. Une manière de vivre sa vie et d'y mettre un terme fidèle à ses preceptes. Simplicité volontaire !
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Une philosophie nommée désir.
Il tire sa philosophie de vie de l'affirmation de ses désirs. Il comprend que pour apprécier les choses et fuir le tracas envahissant du matérialisme ambiant, il faut se libérer du superflu. Diogène se dépouille donc volontairement des accessoires matériels qui font l'asservissement de l'homme plus que ne l'émancipe. Il va jusqu'à abandonner son écuelle, en voyant un enfant boire à une fontaine à la main. Suivre ses désirs profonds sans nuir aux autres amènent à se repositionner vis à vis des règles. Cela passe chez Diogène par un mépris des richesses et des conventions sociales. Un épisode peu anodin illustre bien ce rejet des "honneurs" : un jour Alexandre Le Grand vint à lui et lui demande d'exprimer son désir. L'homme lui rétorque alors « Hôte toi de mon soleil ! » Se dépouiller du superficiel est un peu son leitmotiv, ce qui tend à rejoindre un peu la pensée d'Epicure.
A ceux qui diabolise la vie, Diogène de répondre : « Ce n'est pas la vie qui est le mal, c'est simplement que vous l'a vivez mal ». Cette affirmation de Diogène consiste à prendre conscience des plaisirs qui aliènent de ceux qui émancipent. Le bonheur se déroulant sur la voix de l'inconscient en somme. Cet inconscient qui n'arrangent pas grand monde, mais qui met tout le monde d'accord...inconsciemment. ;)
*Une oeuvre Subversive.
Elle remet en cause le fondement de certaines valeurs de la société grecque.
Certains stoiciens, pourtant influencés par le courant cynique de Diogène, semblent avoir oubliés l'héritage "embarassant" de son oeuvre.
A quoi reconnait ton justement le caractère principal d'une oeuvre intelligente donc subversive ? La censure ou l"oubli" justement ! Son caractère brute et sans concession, les polémiques qu'elle suscite (Tout ce qui est polémique n'est pas forcément vérité), et son caractère peu diffus. Pourquoi le programme de l'éducation nationale ne s'intéresse pas à Diogène et son oeuvre ? Rien pas même une citation, aucune allusion dans le manuel de Philosophie des classes terminales. Et que dire de l'ouvrage sur l'histoire de la pensée de classes préparatoires aux grandes écoles commerciales (Edition Bréal) ? Certainement par ce que la portée de cette oeuvre va à l'encontre de la toute puissance idéologique dominante, le néo-libéralisme. L'intellect (l'argent ?) n'est pas tout puissant. C'est justement le propre de Diogène de faire passer l'intellect au second plan ! La force de vie réside dans notre désir, qui siège dans l'inconscient et pas dans la pensée. En ce sens, il est profondément ancré dans une réalité intérieure et biologique, celle qui transcende la réalité sociale et celle du "trop paraitre".
Vive Diogène. L'homme sanglier se met une claque. Vive l'homme sanglier sombre, vide et profond !
:D
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