Lundi 11 février 2008 1 11 /02 /2008 16:45

 

L e   V i t a l i s m e  
e n 
n a t ur o p a t h i e.

 

"Histoire du Vitalisme contemporain et éthique du vivant."

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P a r   O s t r o


 



P r é a m b u l e .
    En introduction il nous faut exposer ici ce que le terme « vitalisme » sous tend au sens large comme au sens strict. Nous nous attarderons sur sa particularité du point de vue des sciences biologique. Nous verrons par la suite la dimension essentielle qu’il incarne au sein de la naturopathie qui porte son nom, la « naturopathie vitaliste » ou « hygiène vitale », et sa force éthique, garde fou de toutes les dérives, notamment à travers le règne des bio-technologies qui s’annonce.


Le vitalisme au sens métaphysique.

    Au sens large le vitalisme est une doctrine métaphysique considérant que la vie n'a pas d'autre explication qu'elle-même. Ici nous nous attacherons à comprendre son sens, et son caractère essentiel dans le cadre de la naturopathie qui porte son nom, la « naturopathie vitaliste ». Il en constitue en effet le socle philosophique. Certains ne manqueront pas de qualifier le vitalisme comme « théorie spiritualiste du vivant », je ne trouve pas la formule dérangeante pour ma part. Selon Le philosophe français Bergson :

« aucune analyse quantifiable n’est possible, l’élan vital serait une manifestation de Dieu en tant que celui-ci est un être qualitativement autre et qui manifeste sa spiritualité de façon immanente dans le monde. »
 
 
    Maintenant attachons nous à comprendre le vitalisme du point de vue de la biologie, dans ce qu’elle a de plus scientifique et donc de plus rigoureux. C'est donc le thème du premier volet : « Vitalisme et biologie. »


 


V i t a l i s m e   e t   b i o l o g i e .
 

Définition du vitalisme en biologie.

    Du point de vue biologique le vitalisme on peut le définir comme suit :

« La théorie vitaliste postule que les phénomènes vivants sont dans la nature des phénomènes d’un type particulier, non soumis au lois de la physique et qui se développe en fonction de règles qui leur sont propres. La vie serait donc animé par une matrice intelligente qui dicterait les lois physiques qui permettent entre autre les réactions physico-chimiques propre à l’organique. La vie serait dans cette perspective une sorte d’ « énergie » ou « flux » spirituel, comparable à celui difficilement qualifiable et quantifiable de la conscience, que ni des algorithme ni équation physique ne pourrait réduire à une formule ou équation. » 


Histoire du vitalisme en biologie.
    En biologie, il y a toujours eu différentes écoles qui se sont succédées portant un regard différent sur la conception du vivant. Au XIX siècle l’école du vitalisme s’est développée par opposition à celle des mécanistes. Les biologistes d’obédience vitaliste du XIX siècle, avait la conviction que la vie était dirigée de l'intérieur, par une force spirituelle, ce qui a été traduit par l'« élan vital » cher au philosophe Henri Bergson par exemple. Ce vitalisme s’est progressivement effacé dès 1828 pour se laisser dominer au XIX siècle par la vision « mécaniste » instaurée par Descartes, tout en ayant la dynamique du transformisme de Darwin.
 

    Dans les faits, en science biologique, le cadre vitaliste théorique a été un moment prolixe, car il donnait une explication plus complète sur le vivant comparativement aux explications mécanistes et causales réductrices imposées par le cartésianisme des lumières, sans toutefois opérer un retour vers l’obscurantisme surnaturel médiéval.

 

Ecole du vitalisme.
    Au sens strict, le terme désigne l'école de Montpellier (Barthez 1734-1806) qui oeuvrait selon la conception biologique mise en avant plus haut. Nous ne développerons pas ce mouvement ici, retenons simplement que le vitalisme a été petit à petit remplacé par une conception matérialiste de la vie, où les règles physico-chimiques des êtres vivants sont les mêmes que ceux régissant la matière inanimée. Ce n’est pas très cohérent vous en conviendrez.

        Le vitalisme désavoué.
 

    Il nous faut comprendre par quel processus le vitalisme s'est effacé du cadre de la biologie.

 

Chronologiquement parlant c’est par la synthèse accidentelle de l’urée (substance organique) à partir de composés inorganiques en 1828 que Friedrich Wöhler, démontre que les composés organique obéissaient aux mêmes lois que les composés inorganiques. A partir de ce moment précisément fut amorcé le déclin du vitalisme et entraina son rejet par la communauté scientifique et donc par la biologie. La découverte de la structure de l’acide désoxyribonucléique (communément abrégé par le sigle « ADN ») en 1953 et l’exploration moléculaire des cellules permet de "conclure" selon la communauté scientifique que la vie se réduit à la matière. Analyse un peu mécanique qui au final n’explique toujours pas l’intelligence propre à la vie organique.


    Pourtant le regard que porte la biologie sur la vie notamment à travers la dynamique évolutionniste (et transformisme) et aujourd’hui dans sa vision « réductionniste », le vitalisme et ce qu’il implique est plus que d’actualité. Il se veut une intelligence (donc une dynamique) propre à la Vie, sous toute ses formes.


    La conception réductionniste qui est en passe de s’imposer comme « conception de la vie dominante » par la communauté scientifique proclame qu'il est possible de réduire les lois de la biologie aux lois de la chimie et les lois de la chimie aux lois de la physique. C’est un constat appuyé par les découvertes récentes (biochimie, biologie moléculaire, physiologie , neurobiologie, neurophysiologie…). Si cela est cohérent, cela ne doit pas occulter « ce qui échappe à l’analyse » et qui permet la vie. La conception du vitalisme à mon sens peut se conjuguer harmonieusement avec le réductionnisme.

 
    Pour le philosophe des Sciences Karl Popper, le problème fondamental en « philosophie des sciences » est celui de la démarcation : c'est la question de la distinction entre ce qui relève de la science et ce qui est « non-science ». Or c’est le problème de validité scientifique que pose le vitalisme dans la mesure ou malgré sa cohérence des phénomènes biologiques, son essence échappe aux expériences de validité scientifique.

 


Vitalisme comme fondement éthique.

    Il est intéressant de considérer le vitalisme comme un fondement éthique et une réflexion sur la Vie. Le vitalisme ne se veut pas figé et se veut être une vision élargie de la vie. Le vitalisme n’est donc pas étranger au réductionnisme actuel, qui si il parvient à expliquer « l’infiniment petit » par la physique, n’explique finalement pas grand-chose sur les relations d’interdépendance que développent la vie dans sa globalité, ce que n'aurait sûrement pas désapprouvé ce cher Einstein. Le réductionnisme n’est pas inconciliable avec le vitalisme, qui pourrait en être son éthique, en tant qu’éthique de la vie et du Vivant de manière générale.  Les détracteurs du vitalisme lui reprochent d’échapper aux protocoles scientifiques permettant d’être recevable en tant que théorie scientifique. Cela est vrai, mais le vitalisme par ce qu’il n’est pas encore possible de l’expliquer (le sera t-il un jour ?) reste d’une certaine manière…irréfutable !

 
 



V i t a l i s m e   e n   n a t u r o p a t h i e .

    Théorie vitaliste en naturopathie vitaliste.

 

    Cette chose qui nous dépasse va créer la vie qui alimente la matière, la pensée, et l’esprit. La vie est extérieure à la matière. Donc il faut respecter son environnement. Ecologie interne=prendre soin de son corps et écologie externe (écologie sociale). Ecologie externe conditionne l’écologie interne. Les 4 énergies sont différentes les uns des autres mais égales.

 
 
    Le vitalisme est donc le paradigme (Cliquez ici) philosophique ou théorique définissant la vie comme de la matière dans laquelle se trouve et agit un principe de vie, appelé « force vitale » ou « vitalité ». Dans cette conception biologique, c’est cette force vitale qui insufflerait la vie à la matière et qui présiderait à son existence. Le vitalisme est donc le socle philosophique de la naturopathie vitaliste tel que le biologiste Marchesseau en a jeté les bases dès 1935.

 

  

Le Vitalisme réaffirmé par le biologiste Pierre Valentin Marchesseau.
    Tout praticien de n’importe quelle discipline exerce sa science en fonction de la représentation qu’il se fait de la vie et des mécanismes qui président à cette vie. La science doit être en correspondance avec la philosophie qui la précède. Or si une erreur advient dans l’exercice d’une technique, c’est rationnellement au niveau de sa base philosophique qu’il faut en déceler l’origine.

    Le vitalisme constitue la base philosophique de la naturopathie vitaliste. Le biologiste Pierre Valentin Marchesseau, scientifique de son état n’a jamais trouvé le vitalisme comme une notion incongrue qui n’avais pas sa place dans une science exacte. Il s’est efforcé de transmettre cette « philosophie et représentation de la vie » à travers la « naturopathie orthodoxe » (originelle) qui se veut avant tout moderne et dont il a fait une synthèse.

 
Les dérives actuelles de l’enseignement de Pierre Valentin Marchesseau sur le vitalisme.

    Aujourd’hui la plupart des écoles en naturopathie bien que toute héritière de l’enseignement dispensé par Marchesseau lui même, dénigrent le principe vitaliste, ou du moins le dissimule, afin de gommer et de présenter une image en concordance avec l’idéologie scientifique dominante et de satisfaire des exigences vis-à-vis des instances officiels d’état. Une image plus acceptable en somme (?) afin de séduire un public manipulé pour qu’il dépense dans les nombreux compléments alimentaires qui fleurissent. C’est le marché de la « naturothérapie » ou « nutrithérapie ». Inutile de préciser que tout cela est en grande partie orchestré par les lobby pharmaceutiques et l’ignorance des uns et des autres. Quand « la santé » devient un commerce lucratif. Il existe donc une nécessité d’informer le publique sur les notions de « vitalisme ».

 
 
    Bien sur il est tout à fait normal que des praticiens en naturopathie développent une divergence d’opinion vis-à-vis du « vitalisme », et c’est leur droit, il faut le respecter. Le vitalisme ne se veut pas figé. Un bon praticien quelque soit la philosophie à laquelle il prête serment et pour laquelle il oeuvre, doit conserver un esprit critique et non pas l’esprit de contrariété !

 

 
Une tradition « vitalo-naturopathique » vivante.

    Marchesseau n’a finalement rien inventé, puisque une tradition médicale imprégné de bon sens, de simplicité et de sagesse, s’est transmise au fil du temps. Depuis Hyppocrate dans l’antiquité et malgré les périodes de latences, cette tradition d’une médecine naturelle et biologique imprégnée d'une éthique réfléchie s’est vue enrichir au fur et à mesure des époques. Remarquons que chez tout les peuples civilisé prend forme un mouvement puissant se dessinant autour des lois immuables de la nature, ce que nous naturopathe appelons « vitalisme ». Mais les mots sont bien trompeurs et un terme est toujours interprété ou revisité.

 

Par L'homme sanglier - Publié dans : N A T U R O P A T H I E
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