Vendredi 24 août 2007
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Déviant notre vision de l'horizon en succombant à la gravité et la voici qui s'offre à la langueur de notre regard. Une femme est
belle quand elle se sait désirée. Elle danse déjà dans votre iris, cette légèreté piquante. Etre difforme et sensuel, aux hanches à demi rabotées et dont les épaules statufiées se posaient
comme posturale pudeur d'une vierge de balthus. Des courbes chantantes et longilignes qu'épousait sa robe satin auraient nourri sans mal le croquis d'un certain Manara. Gare au badaud distrait
par la fascinante chute nubile de ses reins. Ne risquait-elle pas de provoquer chez le malheureux une chute plus citadine, la chute de trottoir ? La beauté des femmes fait le malheur des
hommes. Et l'exception qui confirme la règle porte le nom d'Elodie.
Une discrétion assurée, voyageant à la
locomotive de l'inatendu. Des seins modestes bien accrochés mais mal ajustés en proportion au reposoir de son coeur. Petit cul diabolique au goût d'Eden, petit pied, petit, mini, mimi, une
mignardise à croquer sans modération. Du regard seulement. Vous le devinerez sans peine, cette vile femelle cache les atouts de la pin-up à la cuisse légère qui ne fait pas l'impasse sur
l'exclusivité de sa chaire. Mais son coeur est infidèle et bienheureux sont les malheureux.
Voilà sa silhouette légère se
glisser dans les persiennes de la nuit fauve, défiant la lumière déployée par le soleil des loups comme des favorites qui se disputeraient l'attention du roi. Mais détrompez vous, elle dispose
bien de la délicatesse d'une reine. Présente et discrète. Réconfortante et soubrette. Les créatures de la nuit forment sa garde intime, comme la mer glissant le long de la coque qu'elle
étreint. A son regard je savais déjà que la bête serait vaincue...
Publié dans : F E M M E
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