Partager l'article ! Sin City: Sin City D'après la BD de Frank miller Réalisation 2005 réalisateur Ro ...

Sin City
D'après la BD de Frank miller
Réalisation 2005 réalisateur Robert Rodriguez
Synopsis « Marve » par Ostro
« La ville du vice ». Point de vaine allusion car d’emblée, le ton cadencé s’impose, le rythme aussi ; un tueur à gage, maniéré et dont l’élégance de dandy dissimule une détermination sans faille. Accomplissant sa sinistre tâche sans broncher, dans une logique que rien ne distrait. Du plomb logé en plein cœur : sa victime n’aura même pas le temps de réaliser le drame qui se joue. Voilà le seul acte propre du film mais déjà il découvre le caractère impitoyable des scènes à venir. Pas de compromis donc, c’est un peu le leitmotiv de Sin City. De la violence, de la cruauté, des scènes létales abondantes, qui se conjuguent harmonieusement avec les hectolitres d’hémoglobine déversés. Des règlements de comptes à (presque) évincer n’importe quel film de Scorsese.
Des personnages dont la trame comportementale épouse les méandres de la colère. Des catins organisées et redoutables qui ne travaillent pour le compte d'aucun proxénète. Un clergé omnipotent et pas très catholique. Un déviant sexuel qui scandaliserait et plongerait la France dans un climat de terreur pendant des mois si il venait à exister. Et couvert par le tout puissant gouverneur, son géniteur, nous atteignons ici le paroxysme de la corruption. Gotham City en comparaison est une ville paisible. Des personnages influents, dont les affres et la toute puissance ne semble rencontrer aucune résistance. Et des preuves d’amour, c‘est aussi ça Sin City.
L’histoire d’amour d’une « gueule cassée » pour une putain philanthrope qui va s’offrir à ce cher Marve (Mickey Rourke) le temps d‘une nuit évanescente. Une histoire de cul se muant en histoire sentimentale dirons nous. Quand une fille de joie partage son intimité avec un fauve sans se faire indemniser, doit-on parler de pitié, ou d’un témoignage d’affection ? Et voilà notre héros propulsé malgré lui au centre d’une machination quand il découvre à son réveil le corps inerte de « Goldie ». Le voilà partie intégrante d’un jeu de piste ou il devra trouver le responsable de la mort de Goldie, « ma goldie », afin de lui faire payer au prix d’interminables souffrances.
Un gladiateur lâché dans une arène de corruption. Un psychopathe si on emprunte le terme à la psychiatrie, un berserk à la mythologie scandinave. Pas très communiquant, Marve sait pourtant se faire comprendre pour parvenir à ses fins. Une bête à n’en point douter. Un monstre pour le spectateur, alors que la voie du narrateur nous révèle une forme d’humanité. L’homme, cet animal (ir)responsable.
Spécialiste de l’uppercut tonitruant, de la boucherie sans retenue, de la torture chirurgicalement orchestrée. « Les jours de poisse, ou tu crèves et ou l’enfer à le goût du paradis. » « c’est pas une baston de poivrots de comptoir, c’est les mauvais jours qui reviennent nous pilonner la gueule. » Tu va tellement dérouiller que ta mort aura le goût du paradis » ou encore « J’fais dans le sonore et le dégueulasse. » Un rôle jouissif sur mesure pour un Mickey Rourke, ancien pugiliste professionnel.
Vous l’aurez compris c’est surtout ce personnage qui rend compte le mieux de l’enfer dantesque de Sin City.
L’Œuvre de Frank Miller est portée très fidèlement à l’écran, puisqu’il s’est fait co-réalisateur, ce qui enthousiasmera les puristes de la célèbre BD.
Un must du genre, qui était en compétition au festival de Cannes 2005.
Lien du film : http://www.sincity-lefilm.com/
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