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Rencontre avec Sarkozy
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Meeting de Saint Quentin (aisne)
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25 janvier 2007
*
Par Ostro
Aurais-je
imaginé un jour me retrouver au cœur de la tribune jeune d’un meeting UMP mené tambour battant par son principal émissaire ? Noyé dans la masse des étudiants agitant des pancartes comme la foule
agite ses banderoles dans un col d‘une épreuve du tour de France. Je vivais mon premier meeting politique.
Il ne fait aucun doute, Sarkozy incarne l’homme de
communication, un tribun aisé, une ferveur communicative, ce qui pourrait expliquer les allusions qui voudrait une ressemblance avec le patron du FN. Ce n’est pas de la fabulation. Un fait. Être
un bon orateur est une qualité qui se perd de nos jours, mais Monsieur Sarkozy n’a pas encore ce pareil face au boss du FN.
Une machine de guerre, un rouleau compresseur médiatique
au parcours atypique, si l’on admet sons ascension par le Droit.
Comment oublier
lors de mon retour de la traversée de France en septembre 2002 tous les véhicules des forces de l’ordre en stationnement ou en circulation. Je croyais à des mesures de précaution pour une
manifestation agitée ou à un déploiement dans le cadre d’une action terroriste. Il n’en était rien. Une simple mesure du ministre de l’intérieur nouvellement élu, pour assure la protection des
honnêtes citoyens. Des mesures excessives visant officiellement à conforter le sentiment de sécurité, alors qu’un effet inverse se développe, insuffler un climat de peur plutôt qui, au final,
échauffent beaucoup plus les esprits qu’elles devraient les adoucir. Il me semble que c’est ce que l’on qualifie d'« idéologie sécuritaire ».
L’homme, qui se veut en rupture avec les forces en
présence, un homme qui prétend rompre avec l’immobilisme, et venir à bout des pratiques laxistes. Séduisant d’une certaine manière. Voilà donc l’homme : un séducteur. Bilan de ses 5 années ?
Toujours plus d’effectifs, et toujours moins de moyens. Il faut bien que cela s’équilibre quelque part. A mes yeux, et n’en déplaisent à certains, c’est cela la méthode Sarkozy, des
démonstrations de forces et un bilan qui s’alourdit quand on demande une analyse aux observateurs indépendants. C’est-ce que je constate maintenant que je me balade dans les rues de Paris. Une
tension palpable indéniablement plus marquée que durant son quinquennat. Ceux qui ont l’habitude de fréquenter certain lieux de transits connus de la capitale ne me contrediront pas. D’ailleurs
les incidents de la gare du nord, illustrent parfaitement en substance le phénomène. Les autres, ils n’ont qu’a sortir plutôt que de s’enterrer et de se perdre dans les chiffres de la bourse.
Pour ma part dans cette période de recrudescence des
contrôles, j’ai eu à faire face à plus de désagréments à titre préventif que d’aide à proprement parlé quand j’étais agressé. Je ne parle même pas des amendes pour des excès de moins de 10 KM au
dessus de la limite autorisée et de ma suspension de permis alors que je ne bois pas une goutte d’alcool au volant et que je respecte les règles de bienséances vis-à-vis des autres usagés de la
route. D’accord j’ai péché, le portable au volant dans les rues vides de paris à sept heures du mat ce n’est pas très citoyen. Possibilité de repasser son permis au-delà d’une période de 6 mois.
Dans les faits il m’aura fallu un an et demi. C un peu cher payé je trouve, surtout que le permis blanc autrefois instauré, pour ceux dont la profession nécessite de conduire n’est plus qu’une
anecdote. Je crois que dans la répression plus qu’ailleurs il doit y avoir une graduation, et le principe de tolérance zéro issu de nos voisins outre-atlantique n’est pas viable, ou alors au prix
de quels sacrifices !
Bien sur la campagne présidentielle 2007 y rajoutent
sûrement, mais de là à tout remettre dessus. Alors oui il y a bien des morts en moins sur les routes, ce qui est une des fierté de Sarkosy, et on ne peut pas le lui enlever, ce qui est tout à son
honneur. Bien un des seuls toutefois. N’évoquons pas la manne financière des radars, de ne peur de froisser ses partisans. Nous sommes en politique plus qu’ailleurs dans une logique d’économie
pure, ce qui je le dis a ses limites.
Revenons au vif du propos. Ma rencontre avec Sarkosy, ou
plutôt le compte rendu d’un meeting plus que cette poignée de main qui n’intéressera personne. Quel homme oui. Jonglant entre un discourt fiscal plutôt libéral et des références historique très à
gauche, Monsieur Sarkozy réussi toutes les acrobaties. Avec toutes ces allusions aux gauchistes d’hier Léon Blum, Jean Jaurès, il « booste » ainsi sa côte de popularité ce qui ne tarde pas à le
placer en tête de liste dans les sondages. Une stratégie payante. Sa volonté de revaloriser la république n’est pas une tare, je suis favorable. Et qui ne le serait pas ? Pourtant ce sont les
méthodes employées qui m’inhibent et les intentions réelles que l'homme dissimulerait.
Dans son discours tout le monde est ciblé, chacun peut
s’y retrouver. Le principe même de la démagogie. Nicolas Sarkozy se veut être celui qui rassemble. Monsieur Sarkozy est impatient d’être président, il a déjà anticipé sa futur élection en
recevant son mentor, le président américain. Mais ne maudissons pas le peuple américain, il n’y a pas que des américains moyens et les écervelés du Texas. Après tout quel homme politique ne se
fait pas démagogue ? (Laguiller ?)
S’il est aussi
impressionnant d’efficacité, cela explique pourquoi il m’aurait fallu deux jours, pour me déconditionner. Me déconditionner, oui le mot est grave, mais quand on voit la rigueur et les techniques
déployées pour adhérer à ses idées, je crois qu’il s’agit bien de conditionnement. Mon intuition a reprit le dessus. Je ne fais pas confiance à monsieur Sarkozy, même si son discourt par bien des
aspects est séduisant.
En conclusion s’il incarne le candidat du changement, de la rupture à tout prix, un croisé contre l’immobilisme, un atlantiste convaincu qui aimerait voir les méthodes américaines s’épanouir en France, Nicolas Sarkozy en voulant modifier le visage de la France en profondeur de la sorte (amorcé depuis 2002), ne pourrait qu’accroître le fossé déjà existant entre différentes classes socio-économiques, voir dans le scénario le moins souhaité renforcer les communautarismes. Le futur président de notre république est partout, j’en parle déjà trop et c’est usant, son omniprésence médiatique est aussi son point faible. Je vous donne rendez vous dans 5 ans pour faire un bilan de ce premier…fiasco ! (?)
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