Vendredi 31 août 2007
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Mon ami d'enfance Nostramus
par Ostro
(Avec la complicité de Lac
d'Anan)
L’individu se fond parmi les âmes du métropolitain. Sobre, presque élégant tant ses traits sont délicats. Sa gestuelle vient tempérer cette apparente légèreté de
dandy. Une lourdeur émane de lui. Des gestes véhiculent mal ses propos. Le voilà, rassurant comme une ancre, se tenant droit comme un officier de cavalerie avant une charge. Notre amitié
perdure depuis les premiers exploits maladroits de maternel, ou Nostramus se révélait être un commanditaire hors paire. Il ordonnait des rixes je m’exécutais, et c’est moi qui payais. Qui l’eu
cru ?
Un personnage au cynisme
libérateur pour certain, scandaleux pour d’autres, révélant ses tendances sadique-anal dans les soirées, quand il n’est pas tout simplement sardonique. Un être qui n’accepte pas la faiblesse, et qui donc s’assume assez mal, si on part du constat que l’homme est lâche. Un être vile, qui se livre à des investigations
nasales, quand ce n’est pas à d’autres investigations moins avouables. Lubrique donc. Voilà le Nostramus ancestral.
Son père a beau avoir une
ressemblance avec Brassens et sa mère Céline Dion, il est mauvais musicien, et il chante comme une casserole. Je ne lui trouve d’ailleurs aucun talent artistique, pas même la cuisine. L’art n’englobe pas les jeux de stratégie sur PC. Dommage pour lui.
Des yeux de merlan frit
révèlent une intelligence pragmatique, portée aussi sur l’analyse. Des desseins machiavéliques jalonnent son esprit parfois difficile à saisir, mais qui contribuent à forger ce caractère
d'outre tombe. Des traits fins d’éphèbe, presque fragile pour cet homme aux ambitions belliqueuses. Ses airs placides dissimulent une mégalomanie d’empereur à l’image d’un Napoléon qu’il
vénère. Corse aussi mais de tempérament seulement. Pas associable, il se révèle être un parfait compagnon de vie. Nostramus le Romain de France est un fervent dévorateur d’Histoire
épique vous l’aurez deviné, celle des conquérants et des dominants. Inutile de vous préciser qu'il défend la dictature comme un chômeur son droit
aux allocations. Je l'aime plus que je le crains...
Par L'homme sanglier
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Mardi 28 août 2007
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" La peur nous conditionne et nous retient captif dans ses serres. La plupart de nos agissements se trouvrent entravés et/ou structurés par nos peurs. Peur de l'inconnu, peur de la solitude, peur
de l'abandon, peur d'échouer, peur de souffrir, peur de mourir. La peur est un désert qui nous sépare de nous même. Aller à la source nécessite de traverser ce désert.
Celui qui parvient à se libérer de ses peurs est émancipé... "
Ostro
Mardi 28 août 2007
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« La laideur et
l'insanité de notre vie viennent du pouvoir qu'on les femmes : ce n'est pas à la femme d'élever des revendications contre l'homme, mais à l'homme de s'émanciper de la femme.
»
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Mardi 28 août 2007
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04:41
« Les 99 pour cent du mal parmis les hommes proviennent de ce faux sentiment
qu'ils nomment l'amour. »
Léon Tolstoï, (1828-1910)
Ecrivain et penseur Russe
"De la vie" - 1889
Par L'homme sanglier
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Vendredi 24 août 2007
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23:53
Déviant notre vision de l'horizon en succombant à la gravité et la voici qui s'offre à la langueur de notre regard. Une femme est
belle quand elle se sait désirée. Elle danse déjà dans votre iris, cette légèreté piquante. Etre difforme et sensuel, aux hanches à demi rabotées et dont les épaules statufiées se posaient
comme posturale pudeur d'une vierge de balthus. Des courbes chantantes et longilignes qu'épousait sa robe satin auraient nourri sans mal le croquis d'un certain Manara. Gare au badaud distrait
par la fascinante chute nubile de ses reins. Ne risquait-elle pas de provoquer chez le malheureux une chute plus citadine, la chute de trottoir ? La beauté des femmes fait le malheur des
hommes. Et l'exception qui confirme la règle porte le nom d'Elodie.
Une discrétion assurée, voyageant à la
locomotive de l'inatendu. Des seins modestes bien accrochés mais mal ajustés en proportion au reposoir de son coeur. Petit cul diabolique au goût d'Eden, petit pied, petit, mini, mimi, une
mignardise à croquer sans modération. Du regard seulement. Vous le devinerez sans peine, cette vile femelle cache les atouts de la pin-up à la cuisse légère qui ne fait pas l'impasse sur
l'exclusivité de sa chaire. Mais son coeur est infidèle et bienheureux sont les malheureux.
Voilà sa silhouette légère se
glisser dans les persiennes de la nuit fauve, défiant la lumière déployée par le soleil des loups comme des favorites qui se disputeraient l'attention du roi. Mais détrompez vous, elle dispose
bien de la délicatesse d'une reine. Présente et discrète. Réconfortante et soubrette. Les créatures de la nuit forment sa garde intime, comme la mer glissant le long de la coque qu'elle
étreint. A son regard je savais déjà que la bête serait vaincue...
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Jeudi 23 août 2007
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23:48
Renouveau
Enveloppé par le silence
Je m’éveille
Aucune importance
Je m’émerveille
*
Le vent crépite
Dans ma tête
Le monde s'agite
Comme à une fête
*
Le soleil rebondit
Sur mon ennui
La terre s'affaire
Sur mon enfer
*
La pluie me lave
De toutes pensées
La terre me panse
De mes errances
*
Plus d’espace
Pour l’angoisse
Point de suite
Point de fuite
*
Et l’orage gronde
Amour fauve
En nuit mauve
Tiède Alcôve
*
Vins moelleux
Unissant les Amoureux
Respirant
Embrun d’étoiles.
*
Attelé à la chevelure des comètes
Visitant nos planètes
Notre cœur j’habite
Mon âme invite
*
Pas le temps de mourir
Plus de temps pour mourir
Hier je ne suis plus
Demain n’existe pas
*
Ici
Vie
Présent
Maintenant
*
Un arbre de vie
Charpente mon âme
D'insondables envies
Me dévorent, m’enflamment…
23 aout 2007
Par L'homme sanglier
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Mercredi 22 août 2007
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Mon ami cul-terreux
Par Ostro
Son nom parle pour lui. Il crie même !
Un « vilain », un pur, un dur de
dur à en faire pâlir le cultivateur de betterave Picard, ou l’éleveur de cochon de la Sarthe . Un coriace aux mains crevassées,
topologie palmaire du travail au champs. Le voici chevauchant ses formidables engins démesurés, tyrannisant la quiétude des insectes pollinisateurs. Le roi du blé, auréolé de sa couronne d'épis
imaginaire, perpétue ainsi la paysannerie tout en suivant aveuglément la dur logique mercantile de l'agriculture intensive, préjudiciables aux écosystèmes, et donc à lui même. S'il ne trouve une alternative saine, il se rendra responsable d'une mère
infanticide, de sa propre mort.
Le voilà le cul terreux nullement à l’agonie, se livrant à des actes de procréations des sols avec tout les outils dont disposent les cerfs de l’ère post-industriel. Une exploitation qui
s’enorgueillit de vaches laitières, capable d’éjecter du pis 40 litres de lait journalier. Non. N’allez pas cherchez les artifices de la science pour expliquer tant de productivité, mais des
croisements de race savants. Difficile de découvrir les secrets de sa productivité tant il les dissimule méticuleusement. Revenons à notre homme de la terre. Un
physique néandertalien, aux arcades proéminentes faisant de lui un spécimen rare de monolithe osseux. Il n’a pourtant pas accès à la substantivation d’hormones de croissance, pas plus que ses
vaches.
Une gueule à la rencontre entre le skipper
Néo-zélandais, le « farmer » américain, et l’officier de la Luftwaffe, et nous voilà en face du « pied beau ». D’autres dirait communément une « tête de boche ». Cet agriculteur profondément
jamaïcain sous certains aspects, est frappé pourtant par une hyperactivité plus marquée. Un excès de poudre alcaloïde analgésique sûrement. A l'image de son temps le cul terreux. Mais rassurez
vous, il ne fait pas défaut aux ancêtres. Il picole aussi. C’est un provocateur discret, mais sa taille élancée fait contraste. Ne cherchez pas à
décrypter les tatouages tribales de ses jambes, ce sont des varices. Je l’aime…
Par L'homme sanglier
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Mercredi 22 août 2007
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21:19
Batman Begins
(2005)
Réalisateur Christopher Nolan
Synopsis par Ostro
Un Batman dans l’ère du temps. A savoir faire la lumière sur la genèse d’une saga. Tout comme Hannibal
« à l’origine du mal » ou encore la guerre des étoiles avec la fameuse « prélogie » qui a rencontré un franc succès dès la sortie de « Épisode I - La menace fantôme » en
1999.
Comment un homme seul peut-il métamorphoser le monde ? Telle est la question qui hante Bruce Wayne depuis
cette nuit tragique où il assista impuissant au meurtre de ses parents, dans une ruelle de…Gotham City.
Acculé par un profond sentiment de colère et de culpabilité, le jeune héritier de cette richissime famille
fuit Gotham pour un voyage initiatique qui le mène dans un Tibet austère. Le but de ses pérégrinations : sublimer sa soif de vengeance en trouvant de nouveaux moyens de «
combattre les injustices ». Une motivation doublée par l’élan d’un sentiment d’équité sans faille. Mais avant d’incarner le protecteur de
Gotham, l’impopulaire homme chauve souris de la pègre, le trouble fête des conspirateurs, il devra endurer un long périple intérieur, qui le mènera à l’ataraxie.
Ecumant les prisons du toit du monde, afin de mieux « sonder l’âme criminelle », il
reçoit un jour la visite d’un occulte personnage. Une sorte de guerrier mystique, qui l’invite à l’initier à l’art de guerre ancestrale des Ninjas, au sein d’un ordre monastique et
hermétique, qui se donne comme crédo de préserver un certain équilibre sur terre. Bruce sort de prison et rallie la cause dont on lui proposait d’être l’acteur. Mais Bruce finit par surpasser
ses maîtres et n’accepte pas le conditionnement dont il est victime. C’est dans ce cadre que germe la dimension de son symbole, l’homme chauve souris est en passe de naître.
Ce volet de l’homme chauve souris, introduit la source de cette fascination pour l’animal de
sinistre réputation qui deviendra l’avatar de cet homme peu ordinaire. Un homme qui doit renoncer à son humanité pour incarner son justicier sans aucune tare. Car les mauvais d’en face ne
connaissent ni le remord, ni les scrupules.
« Tell us mister Wayne, what do you fear ?
»
A voir passionnément…
http://www.allocine.fr/video/player_gen_cmedia=18391448&cfilm=51013.html
Publié dans : C I N E M A
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Mercredi 15 août 2007
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19:56
« Le patriotisme c'est l'amour des siens. Le nationalisme c'est
la haine des autres. »
Romain Gary (1914-1980)
Romancier français, prix Goncourt
Par L'homme sanglier
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Publié dans : C I T A T I O N S
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Lundi 13 août 2007
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22:58
Les intellectuels ont un problème : ils doivent justifier leur existence. Or il y a peu de choses
concernant le monde qui sont comprises. La plupart des choses qui sont comprises, à part peut-être certains secteurs de la physique, peuvent être exprimées à l’aide de mots très simples et dans
des phrases très courtes. Mais si vous faites cela, vous ne devenez pas célèbre, vous n’obtenez pas d’emploi, les gens ne révèrent pas vos écrits. Il y a là un défi pour les intellectuels. Il
s’agira de prendre ce qui est plutôt simple et de le faire passer pour très compliqué et très profond. Les groupes d’intellectuels interagissent comme cela. Ils se parlent entre eux, et le reste
du monde est supposé les admirer, les traiter avec respect etc. Mais traduisez en langage simple ce qu’ils disent et vous trouverez bien souvent ou bien rien du tout, ou bien des truismes, ou
bien des absurdités.
Noam Chomsky, linguiste américain né en 1928